De jeunes horlogers mis en avant depuis plus de dix ans déjà
Les deux maisons (F.P.Journe et The Hour Glass) se connaissent très bien et partagent le même but : transmettre l’art de la haute horlogerie et la reconnaissance du travail artisanal. Ce que défendent depuis des années François-Paul Journe et Michael Tay.
Depuis plus de dix ans, les critères de sélection sont basés sur la prouesse technique, la complexité de réalisation, le sens du design et de l’esthétique ainsi que la qualité du travail artisanal.
Les candidats doivent avoir conçu et réalisé de manière indépendante une réalisation horlogère ou une construction technique.
Le lauréat de la « Young Talent Competition 2026 » reçoit un diplôme et un chèque de 50.000 francs suisses, offert par The Hour Glass et F.P.Journe lui permettant d’acquérir des outils ou de financer un projet horloger.
Le jury est composé de personnalités clés de la scène internationale horlogère: Andreas Strehler, Giulio Papi, Marc Jenni, Michael Tay, Elizabeth Doerr et François-Paul Journe « himself ». Que des grands noms de l’horlogerie contemporaine.
Depuis plus de dix ans, les critères de sélection sont basés sur la prouesse technique, la complexité de réalisation, le sens du design et de l’esthétique ainsi que la qualité du travail artisanal.
Les candidats doivent avoir conçu et réalisé de manière indépendante une réalisation horlogère ou une construction technique.
Le lauréat de la « Young Talent Competition 2026 » reçoit un diplôme et un chèque de 50.000 francs suisses, offert par The Hour Glass et F.P.Journe lui permettant d’acquérir des outils ou de financer un projet horloger.
Le jury est composé de personnalités clés de la scène internationale horlogère: Andreas Strehler, Giulio Papi, Marc Jenni, Michael Tay, Elizabeth Doerr et François-Paul Journe « himself ». Que des grands noms de l’horlogerie contemporaine.
Une pièce horlogère inspirée par les hivers japonais
« Un simple regard posé sur un paysage à travers une fenêtre peut instantanément calmer et apaiser l’esprit. C’est cette sensation de tranquillité que je cherche à faire naître à travers mes créations horlogères. Cette pièce est inspirée du paysage hivernal de Nagano, où je vis » indique le jeune homme.
Et d’ajouter : « entourée de montagnes, cette région se caractérise par la pureté de son air, par l’eau de source qui s’écoule et par la neige qui fond. J’ai choisi d’exprimer ce paysage au moyen d’une grande et petite sonnerie, d’une répétition des quarts et d’un tourbillon. Les complications acoustiques évoquent pour moi les sons de l’eau en mouvement, tandis que le tourbillon fait penser au cours continu du ruisseau ».
« Le son et le mouvement s’unissent ainsi pour former un ensemble vivant ».
Rappelons que d’une manière générale, les marques horlogères nippones (Grand Seiko en premier) aiment s’inspirer de la nature dans leurs créations, qu’il s’agisse des forêts, des lacs, des montagnes, des saisons, etc.
Et d’ajouter : « entourée de montagnes, cette région se caractérise par la pureté de son air, par l’eau de source qui s’écoule et par la neige qui fond. J’ai choisi d’exprimer ce paysage au moyen d’une grande et petite sonnerie, d’une répétition des quarts et d’un tourbillon. Les complications acoustiques évoquent pour moi les sons de l’eau en mouvement, tandis que le tourbillon fait penser au cours continu du ruisseau ».
« Le son et le mouvement s’unissent ainsi pour former un ensemble vivant ».
Rappelons que d’une manière générale, les marques horlogères nippones (Grand Seiko en premier) aiment s’inspirer de la nature dans leurs créations, qu’il s’agisse des forêts, des lacs, des montagnes, des saisons, etc.
Formation et parcours de Shin Ohno
Ce jeune horloger a acquis les bases théoriques de l’horlogerie mécanique et de la conception durant son activité d’ingénieur chez Seiko Epson Corporation, au Micro Artist Studio.
En parallèle, il a suivi des formations techniques avancées organisées par la préfecture de Nagano, l’un des grands centres de l’industrie horlogère japonaise, afin d’approfondir sa pratique, notamment en réparation.
Son travail en entreprise étant principalement centré sur la conception assistée par ordinateur, il n’avait pas l’occasion d’y apprendre concrètement la fabrication des composants. Il a donc dû acquérir ces techniques par lui-même, en prenant contact avec des enseignants d’écoles horlogères japonaises et en étudiant des vidéos sur YouTube.
« Je continue à apprendre, jour après jour. Parmi les personnes qui ont compté dans mon développement, je citerais Masahiro Kikuno, dont j’ai découvert le parcours dans un documentaire vu à la télévision lorsque j’étais enfant, Norifumi Seki, lauréat Young Talent Competition 2020, ainsi qu’Ikukiyo Komatsu, qui m’a guidé lors de séminaires techniques à Nagano et m’a transmis non seulement des gestes fondamentaux, mais aussi une véritable philosophie du métier d’horloger » précise le lauréat 2026.
En parallèle, il a suivi des formations techniques avancées organisées par la préfecture de Nagano, l’un des grands centres de l’industrie horlogère japonaise, afin d’approfondir sa pratique, notamment en réparation.
Son travail en entreprise étant principalement centré sur la conception assistée par ordinateur, il n’avait pas l’occasion d’y apprendre concrètement la fabrication des composants. Il a donc dû acquérir ces techniques par lui-même, en prenant contact avec des enseignants d’écoles horlogères japonaises et en étudiant des vidéos sur YouTube.
« Je continue à apprendre, jour après jour. Parmi les personnes qui ont compté dans mon développement, je citerais Masahiro Kikuno, dont j’ai découvert le parcours dans un documentaire vu à la télévision lorsque j’étais enfant, Norifumi Seki, lauréat Young Talent Competition 2020, ainsi qu’Ikukiyo Komatsu, qui m’a guidé lors de séminaires techniques à Nagano et m’a transmis non seulement des gestes fondamentaux, mais aussi une véritable philosophie du métier d’horloger » précise le lauréat 2026.
Le développement du projet de Shin Ohno
Ce projet a demandé environ onze mois de travail. Les deux premiers mois ont été consacré à la recherche et à la documentation autour de la sonnerie.
Les quatre mois suivants ont été dédiés à la conception, puis les quatre autres à la fabrication des composants. Enfin, le dernier mois a été consacré à la stabilisation du mécanisme de sonnerie et au réglage de sa sonorité.
« J’ai développé cette pièce en parallèle de mon activité professionnelle, ce qui a constitué la plus grande difficulté du projet. Je me levais à 5 heures pour y travailler deux heures avant de partir au bureau, puis je retournais à mon établi de 19 heures à minuit chaque soir. Tous mes week-ends y étaient également consacrés » souligne le jeune homme.
Le projet a beaucoup évolué par rapport à l’idée initiale. « Au départ, afin de respecter le délai d’un an, j’avais imaginé une pièce plus simple, avec seulement une petite sonnerie. Mais à mesure que le projet avançait, j’ai ressenti qu’une œuvre conçue dans le compromis n’avait pas de véritable valeur ». Un sentiment très japonais.
« J’ai donc décidé de dépasser mes propres limites et d’enrichir considérablement ses spécifications. Ce choix m’a conduit à adopter un rythme de vie très rigoureux, mais je ne le regrette pas » conclut-il.
Les quatre mois suivants ont été dédiés à la conception, puis les quatre autres à la fabrication des composants. Enfin, le dernier mois a été consacré à la stabilisation du mécanisme de sonnerie et au réglage de sa sonorité.
« J’ai développé cette pièce en parallèle de mon activité professionnelle, ce qui a constitué la plus grande difficulté du projet. Je me levais à 5 heures pour y travailler deux heures avant de partir au bureau, puis je retournais à mon établi de 19 heures à minuit chaque soir. Tous mes week-ends y étaient également consacrés » souligne le jeune homme.
Le projet a beaucoup évolué par rapport à l’idée initiale. « Au départ, afin de respecter le délai d’un an, j’avais imaginé une pièce plus simple, avec seulement une petite sonnerie. Mais à mesure que le projet avançait, j’ai ressenti qu’une œuvre conçue dans le compromis n’avait pas de véritable valeur ». Un sentiment très japonais.
« J’ai donc décidé de dépasser mes propres limites et d’enrichir considérablement ses spécifications. Ce choix m’a conduit à adopter un rythme de vie très rigoureux, mais je ne le regrette pas » conclut-il.
Expression esthétique de cette création horlogère de haute volée
À travers le dessin de cette pièce, Shin Ohno a voulu évoquer l’expérience d’un paysage d’hiver observé depuis l’intérieur, à travers une fenêtre. Le boîtier en ébène et laiton agit comme un cadre, accentuant le contraste entre l’espace intérieur et la scène qui se déploie sous les yeux.
Le cadran et le mouvement sont construits autour de trois thèmes principaux : la texture de la neige et de l’eau, l’éclat du ruisseau, et la dynamique du paysage. Pour exprimer la douceur et la diffusion lumineuse de la neige, l’horloger a appliqué au cadran et aux ponts une finition grenée obtenue par sablage à l’émeri.
À l’inverse, les roues et les platines reçoivent une finition satinée destinée à évoquer l’écoulement régulier de l’eau. Pour restituer la manière dont la lumière du soleil se reflète à la surface d’un ruisseau, Shin Ohno a poli à la main, une à une, les extrémités des dents des roues, jusqu’à obtenir un poli miroir.
Sur le cadran, le mouvement des marteaux évoque des branches qui écartent la neige. Ce mouvement est mis en valeur par le contraste entre la surface grenée du cadran et la finition satinée des marteaux. Leur superposition vise à renforcer encore la profondeur visuelle de l’ensemble.
Le cadran et le mouvement sont construits autour de trois thèmes principaux : la texture de la neige et de l’eau, l’éclat du ruisseau, et la dynamique du paysage. Pour exprimer la douceur et la diffusion lumineuse de la neige, l’horloger a appliqué au cadran et aux ponts une finition grenée obtenue par sablage à l’émeri.
À l’inverse, les roues et les platines reçoivent une finition satinée destinée à évoquer l’écoulement régulier de l’eau. Pour restituer la manière dont la lumière du soleil se reflète à la surface d’un ruisseau, Shin Ohno a poli à la main, une à une, les extrémités des dents des roues, jusqu’à obtenir un poli miroir.
Sur le cadran, le mouvement des marteaux évoque des branches qui écartent la neige. Ce mouvement est mis en valeur par le contraste entre la surface grenée du cadran et la finition satinée des marteaux. Leur superposition vise à renforcer encore la profondeur visuelle de l’ensemble.
Architecture horlogère et choix techniques
« Dans cette pièce, j’ai considéré le mécanisme de sonnerie comme un élément central dans l’expression du paysage. Pour cette raison, j’ai pensé ensemble sa composition visuelle, sa facilité d’entretien, son usage et sa fiabilité » précise Shin Ohno.
Le mécanisme de sonnerie, habituellement dissimulé sous le cadran, est ici placé du côté du mouvement. Ce choix permet de créer une profondeur visuelle et d’intégrer pleinement la superposition des organes dans le paysage général de la pièce.
Les timbres sont réalisés en corde à piano, choisis pour produire une sonorité paisible. Le mouvement adopte par ailleurs une construction modulaire séparant la fonction horaire et la sonnerie, afin de permettre un réglage plus précis et plus aisé de chaque mécanisme complexe.
« J’ai également souhaité intégrer l’activation de la répétition des quarts à la couronne, sans poussoir distinct, de façon à préserver la pureté du boîtier tout en permettant une utilisation simple, même lorsque la pièce est posée sur un bureau. Enfin, pour prévenir tout incident mécanique, j’ai prévu un système qui désactive automatiquement la sonnerie lorsque la réserve de marche devient insuffisante » précise encore Shin Ohno.
Une fois le mécanisme engagé, un verrouillage empêche également toute pression sur la couronne. Cette sécurité est commandée par des engrenages planétaires et des cames.
Le mécanisme de sonnerie, habituellement dissimulé sous le cadran, est ici placé du côté du mouvement. Ce choix permet de créer une profondeur visuelle et d’intégrer pleinement la superposition des organes dans le paysage général de la pièce.
Les timbres sont réalisés en corde à piano, choisis pour produire une sonorité paisible. Le mouvement adopte par ailleurs une construction modulaire séparant la fonction horaire et la sonnerie, afin de permettre un réglage plus précis et plus aisé de chaque mécanisme complexe.
« J’ai également souhaité intégrer l’activation de la répétition des quarts à la couronne, sans poussoir distinct, de façon à préserver la pureté du boîtier tout en permettant une utilisation simple, même lorsque la pièce est posée sur un bureau. Enfin, pour prévenir tout incident mécanique, j’ai prévu un système qui désactive automatiquement la sonnerie lorsque la réserve de marche devient insuffisante » précise encore Shin Ohno.
Une fois le mécanisme engagé, un verrouillage empêche également toute pression sur la couronne. Cette sécurité est commandée par des engrenages planétaires et des cames.
Fabrication et méthode de travail
« Je travaille dans un atelier que j’ai installé dans la plus grande pièce de mon appartement. Comme des voisins vivent à l’étage inférieur, je veille toujours à ne pas faire trop de bruit. J’utilise principalement une CNC de bureau et un tour d’horloger. Mon approche consiste à mener personnellement chaque étape du processus, depuis la conception et la fabrication jusqu’au réglage final ».
« Je tiens à pouvoir dire qu’il s’agit véritablement de ma propre création. Ma philosophie consiste également à ne pas reproduire des mouvements ou des composants existants. Je cherche au contraire à apporter à chaque élément ma propre interprétation et mon propre dessin ».
« À l’exception des rubis, des roulements à billes, du verre, des ressorts moteur et du spiral, chaque composant a été conçu et fabriqué dans mon propre atelier. Il n’y a donc aucun mouvement de base ».
« Le projet s’est développé selon plusieurs étapes : définir ce que je voulais exprimer à travers la pièce, visualiser la disposition générale par le croquis, vérifier ensuite la faisabilité mécanique sur CAD, adapter les formes des composants aux contraintes réelles des outils et des machines, corriger manuellement les tolérances de fabrication, démonter pour appliquer les finitions, remonter, puis reprendre autant que nécessaire jusqu’à atteindre le résultat recherché ».
« Je tiens à pouvoir dire qu’il s’agit véritablement de ma propre création. Ma philosophie consiste également à ne pas reproduire des mouvements ou des composants existants. Je cherche au contraire à apporter à chaque élément ma propre interprétation et mon propre dessin ».
« À l’exception des rubis, des roulements à billes, du verre, des ressorts moteur et du spiral, chaque composant a été conçu et fabriqué dans mon propre atelier. Il n’y a donc aucun mouvement de base ».
« Le projet s’est développé selon plusieurs étapes : définir ce que je voulais exprimer à travers la pièce, visualiser la disposition générale par le croquis, vérifier ensuite la faisabilité mécanique sur CAD, adapter les formes des composants aux contraintes réelles des outils et des machines, corriger manuellement les tolérances de fabrication, démonter pour appliquer les finitions, remonter, puis reprendre autant que nécessaire jusqu’à atteindre le résultat recherché ».
Matériaux, finitions et mise au point
Le boîtier de forme rectangulaire (qui n’est pas sans évoquer un briquet) est réalisé en ébène et en laiton. Les ponts sont en laiton, les roues et les aiguilles en maillechort, tandis que les marteaux, leviers et ressorts sont en acier. La plus grande difficulté technique du projet a été la précision de fabrication.
« Au centre du mouvement, j’ai adopté une construction réunissant sur un même axe plus de dix composants différents, parmi lesquels la came des heures, la came des quarts, la surprise et l’étoile. Au départ, cela ne fonction nait pas du tout. Les très faibles erreurs de fabrication de chacun de ces composants s’additionnaient pour créer un problème beaucoup plus important ».
« J’ai donc dû repenser le procédé de fabrication de chaque pièce une à une avant d’obtenir un fonctionnement stable. L’autre difficulté majeure concernait la sonorité. Le son changeait complètement selon le mouvement des marteaux, la manière dont les timbres étaient fixés, ou encore leur forme ».
« Une sonorité qui paraissait idéale lorsque la pièce était posée sur l’établi pouvait se transformer dès que je la prenais en main. J’ai donc dû passer par de très nombreux essais pour parvenir à stabiliser un son satisfaisant. Je poursuis encore aujourd’hui cette recherche afin d’obtenir une sonorité aussi juste que possible ».
« Au centre du mouvement, j’ai adopté une construction réunissant sur un même axe plus de dix composants différents, parmi lesquels la came des heures, la came des quarts, la surprise et l’étoile. Au départ, cela ne fonction nait pas du tout. Les très faibles erreurs de fabrication de chacun de ces composants s’additionnaient pour créer un problème beaucoup plus important ».
« J’ai donc dû repenser le procédé de fabrication de chaque pièce une à une avant d’obtenir un fonctionnement stable. L’autre difficulté majeure concernait la sonorité. Le son changeait complètement selon le mouvement des marteaux, la manière dont les timbres étaient fixés, ou encore leur forme ».
« Une sonorité qui paraissait idéale lorsque la pièce était posée sur l’établi pouvait se transformer dès que je la prenais en main. J’ai donc dû passer par de très nombreux essais pour parvenir à stabiliser un son satisfaisant. Je poursuis encore aujourd’hui cette recherche afin d’obtenir une sonorité aussi juste que possible ».
Spécifications techniques
Dimensions : 59 x 41 x 14 mm / Poids : 122 g / Complications : grande et petite sonnerie, répétition des quarts, tourbillon / Réserve de marche : environ 50 heures / Nombre total de composants : 395
Boîte : ébène et laiton / Ponts : laiton / Roues et aiguilles : maillechort
Marteaux, leviers et ressorts : acier / Timbres : corde à piano / Finitions : cadran et ponts finition grenée obtenue par sablage à l’émeri, roues et platines finition satinée, extrémité des dents de roues polies miroir
Fabrication : à l’exception des 68 rubis, des 11 roulements à billes, du verre, des 3 ressorts moteur et du spiral, toutes les pièces ont été conçues et fabriquées par Shin Ohno dans son atelier, sans mouvement de base.
Boîte : ébène et laiton / Ponts : laiton / Roues et aiguilles : maillechort
Marteaux, leviers et ressorts : acier / Timbres : corde à piano / Finitions : cadran et ponts finition grenée obtenue par sablage à l’émeri, roues et platines finition satinée, extrémité des dents de roues polies miroir
Fabrication : à l’exception des 68 rubis, des 11 roulements à billes, du verre, des 3 ressorts moteur et du spiral, toutes les pièces ont été conçues et fabriquées par Shin Ohno dans son atelier, sans mouvement de base.












