Issu d’une génération formée à l’école de la rigueur technique et du respect du geste, Henry Berney a traversé l’un des moments les plus critiques de l’histoire horlogère suisse, celle du quartz.
Au début des années 1970, alors que l’industrie est confrontée à la crise du quartz et à une concentration croissante des marques, il choisit une voie différente et exigeante : celle de l’indépendance.
Il fonda alors sa propre maison dans la Vallée de Joux, avec la conviction qu’une horlogerie à taille humaine pouvait encore exister, en dehors des logiques industrielles.
Les montres signées Berney se caractérisent par une approche classique de la montre mécanique. Sa production ? Limitée par la force des choses. Ce qui en fait des pièces rares.
Depuis quelques années, Henry Berney privilégiait des mouvements existants et éprouvés, qu’il adaptait et finissait avec soin, fidèle à une vision artisanale du métier. Jusqu’à la fin de sa vie, il faisait les brocantes afin de dénicher ces petites pépites horlogères (calibres ou composants dont certains sont devenus introuvables !).
Peu médiatisé, il appartenait à cette génération d’horlogers pour qui la reconnaissance passait avant tout par la montre elle-même.
Après avoir travaillé avec ses deux filles, il œuvrait encore au quotidien à la poursuite de cette aventure, désormais accompagné de Carole, sa petite-fille.
Ce duo était installé dans le village de l’Abbaye dans la Vallée de Joux. De leur fenêtre, on peut apercevoir le siège de la maison Breguet, situé au bout de leur jardin.
Son travail, aujourd’hui redécouvert par certains collectionneurs et amateurs d’horlogerie indépendante, témoigne d’une époque où la liberté créative reposait sur la maîtrise technique et la proximité avec l’objet.
Avec la disparition de Henry Berney, c’est une certaine idée de l’horlogerie suisse indépendante qui s’efface : celle d’un artisan libre, enraciné dans son territoire et animé par la transmission d’un savoir-faire plus que par la recherche de notoriété.
Tout ceux qui ont un jour croisé son regard et son sourire ne sont pas près de l’oublier…
Au début des années 1970, alors que l’industrie est confrontée à la crise du quartz et à une concentration croissante des marques, il choisit une voie différente et exigeante : celle de l’indépendance.
Il fonda alors sa propre maison dans la Vallée de Joux, avec la conviction qu’une horlogerie à taille humaine pouvait encore exister, en dehors des logiques industrielles.
Les montres signées Berney se caractérisent par une approche classique de la montre mécanique. Sa production ? Limitée par la force des choses. Ce qui en fait des pièces rares.
Depuis quelques années, Henry Berney privilégiait des mouvements existants et éprouvés, qu’il adaptait et finissait avec soin, fidèle à une vision artisanale du métier. Jusqu’à la fin de sa vie, il faisait les brocantes afin de dénicher ces petites pépites horlogères (calibres ou composants dont certains sont devenus introuvables !).
Peu médiatisé, il appartenait à cette génération d’horlogers pour qui la reconnaissance passait avant tout par la montre elle-même.
Après avoir travaillé avec ses deux filles, il œuvrait encore au quotidien à la poursuite de cette aventure, désormais accompagné de Carole, sa petite-fille.
Ce duo était installé dans le village de l’Abbaye dans la Vallée de Joux. De leur fenêtre, on peut apercevoir le siège de la maison Breguet, situé au bout de leur jardin.
Son travail, aujourd’hui redécouvert par certains collectionneurs et amateurs d’horlogerie indépendante, témoigne d’une époque où la liberté créative reposait sur la maîtrise technique et la proximité avec l’objet.
Avec la disparition de Henry Berney, c’est une certaine idée de l’horlogerie suisse indépendante qui s’efface : celle d’un artisan libre, enraciné dans son territoire et animé par la transmission d’un savoir-faire plus que par la recherche de notoriété.
Tout ceux qui ont un jour croisé son regard et son sourire ne sont pas près de l’oublier…







