Une plongeuse née pour un usage civil
La Bathyscaphe occupe une place particulière dans l’histoire de Blancpain. Apparue en 1956, trois ans après la Fifty Fathoms (selon les dires de la marque), elle constitue une interprétation plus compacte et plus discrète de l’univers de la plongée développé par la manufacture suisse.
La Fifty Fathoms avait été pensée dès 1953 comme un instrument destiné notamment aux plongeurs professionnels et militaires. La Bathyscaphe s’inscrivait dans une autre approche, au moment où la plongée récréative commençait à se développer. Ses dimensions plus contenues et son esthétique plus sobre la rendaient davantage compatible avec un usage quotidien.
Son nom n’a d’ailleurs rien d’anodin. « Bathyscaphe » faisant référence aux submersibles conçus pour explorer les grandes profondeurs, notamment aux travaux du scientifique suisse Auguste Piccard (père de Jacques et grand-père de Bertrand).
Jean-Jacques Fiechter, alors à la tête de Blancpain et passionné de plongée, avait déposé ce nom dès 1953. La Bathyscaphe deviendra ainsi l’une des expressions civiles de l’expertise développée autour de la Fifty Fathoms.
Au fil des décennies, le modèle connaîtra différentes évolutions. Blancpain avait notamment déjà puisé dans son patrimoine pour proposer plusieurs réinterprétations de Bathyscaphe historiques, comme la Bathyscaphe Day Date 70s présentée en 2018, inspirée cette fois des modèles des années 1970.
La Fifty Fathoms avait été pensée dès 1953 comme un instrument destiné notamment aux plongeurs professionnels et militaires. La Bathyscaphe s’inscrivait dans une autre approche, au moment où la plongée récréative commençait à se développer. Ses dimensions plus contenues et son esthétique plus sobre la rendaient davantage compatible avec un usage quotidien.
Son nom n’a d’ailleurs rien d’anodin. « Bathyscaphe » faisant référence aux submersibles conçus pour explorer les grandes profondeurs, notamment aux travaux du scientifique suisse Auguste Piccard (père de Jacques et grand-père de Bertrand).
Jean-Jacques Fiechter, alors à la tête de Blancpain et passionné de plongée, avait déposé ce nom dès 1953. La Bathyscaphe deviendra ainsi l’une des expressions civiles de l’expertise développée autour de la Fifty Fathoms.
Au fil des décennies, le modèle connaîtra différentes évolutions. Blancpain avait notamment déjà puisé dans son patrimoine pour proposer plusieurs réinterprétations de Bathyscaphe historiques, comme la Bathyscaphe Day Date 70s présentée en 2018, inspirée cette fois des modèles des années 1970.
Retour en 1968
Pour son 70e anniversaire, Blancpain a choisi une autre référence historique : une Bathyscaphe datant de 1968.
Le choix est intéressant car la manufacture ne se contente pas ici de reprendre quelques éléments graphiques du passé. La nouvelle pièce reprend également le diamètre de son modèle de référence, soit 37,4 mm.
Une dimension particulièrement contenue au regard des standards actuels de la collection Fifty Fathoms Bathyscaphe, dont certaines versions atteignent aujourd’hui 43 mm.
Le boîtier en acier conserve donc des proportions proches de celles de la pièce historique, avec une longueur corne à corne de 46,50 mm et une épaisseur de 12,30 mm.
Le travail porte également sur les détails. La construction de la lunette reprend l’esprit du modèle de 1968, avec un insert plus étroit que celui des Bathyscaphe actuelles. Blancpain abandonne toutefois le matériau d’époque au profit d’une céramique, dont les chiffres sont laqués.
Autre élément immédiatement identifiable : le verre bombé de type « glass box », qui contribue fortement à l’allure vintage de cette nouvelle Bathyscaphe.
Le choix est intéressant car la manufacture ne se contente pas ici de reprendre quelques éléments graphiques du passé. La nouvelle pièce reprend également le diamètre de son modèle de référence, soit 37,4 mm.
Une dimension particulièrement contenue au regard des standards actuels de la collection Fifty Fathoms Bathyscaphe, dont certaines versions atteignent aujourd’hui 43 mm.
Le boîtier en acier conserve donc des proportions proches de celles de la pièce historique, avec une longueur corne à corne de 46,50 mm et une épaisseur de 12,30 mm.
Le travail porte également sur les détails. La construction de la lunette reprend l’esprit du modèle de 1968, avec un insert plus étroit que celui des Bathyscaphe actuelles. Blancpain abandonne toutefois le matériau d’époque au profit d’une céramique, dont les chiffres sont laqués.
Autre élément immédiatement identifiable : le verre bombé de type « glass box », qui contribue fortement à l’allure vintage de cette nouvelle Bathyscaphe.
Un cadran volontairement vintage
Le cadran gris météore soleillé participe lui aussi à cette volonté de retour aux sources.
Blancpain a repris le logo utilisé par la manufacture au milieu du XXe siècle ainsi que les aiguilles et index bâtons caractéristiques de la pièce historique. Ceux-ci sont recouverts de Superluminova de couleur crème pour une allure plus vintage, dont la tonalité chaude évoque visuellement les matières luminescentes (le fameux tritium qui était radioactif) utilisées sur les montres anciennes.
La montre privilégie ici la sobriété, avec un cadran relativement dépouillé et des proportions qui la rapprochent davantage d'une montre vintage portée au quotidien que d'un instrument de plongée moderne de grand diamètre.
Blancpain a repris le logo utilisé par la manufacture au milieu du XXe siècle ainsi que les aiguilles et index bâtons caractéristiques de la pièce historique. Ceux-ci sont recouverts de Superluminova de couleur crème pour une allure plus vintage, dont la tonalité chaude évoque visuellement les matières luminescentes (le fameux tritium qui était radioactif) utilisées sur les montres anciennes.
La montre privilégie ici la sobriété, avec un cadran relativement dépouillé et des proportions qui la rapprochent davantage d'une montre vintage portée au quotidien que d'un instrument de plongée moderne de grand diamètre.
300 mètres d'étanchéité et bracelet cuir
Sous ses airs de montre vintage, cette Bathyscaphe anniversaire reste une véritable montre de plongée contemporaine.
Son boîtier en acier est étanche à 30 bar, soit 300 mètres, conformément aux standards actuels de la collection Fifty Fathoms. La lunette tournante unidirectionnelle conserve naturellement sa fonction de mesure du temps de plongée.
Le bracelet en cuir de veau chocolat cousu main complète le parti pris historique. Blancpain précise qu'il est conçu pour développer naturellement une patine avec le temps, ce qui devrait renforcer progressivement le caractère vintage de la pièce.
Rien ne vous empêche de la porter sur un bracelet de type Tropic qui lui ira très bien si vous souhaitez vous baigner avec.
Son boîtier en acier est étanche à 30 bar, soit 300 mètres, conformément aux standards actuels de la collection Fifty Fathoms. La lunette tournante unidirectionnelle conserve naturellement sa fonction de mesure du temps de plongée.
Le bracelet en cuir de veau chocolat cousu main complète le parti pris historique. Blancpain précise qu'il est conçu pour développer naturellement une patine avec le temps, ce qui devrait renforcer progressivement le caractère vintage de la pièce.
Rien ne vous empêche de la porter sur un bracelet de type Tropic qui lui ira très bien si vous souhaitez vous baigner avec.
Le calibre 1150 plutôt qu'un mouvement historique
Le principal écart avec la Bathyscaphe de 1968 se trouve naturellement à l'intérieur du boîtier.
La nouvelle référence 5903 1110 63A reçoit le calibre automatique Manufacture 1150. Ce mouvement de 26,20 mm de diamètre et 3,25 mm d'épaisseur fonctionne à 3 Hz et compte 28 rubis pour 210 composants.
Sa principale caractéristique reste sa très longue réserve de marche de 100 heures, soit un peu plus de quatre jours. Le calibre dispose également d'un spiral en silicium, qui contribue notamment à sa résistance aux effets du magnétisme.
Ce choix permet à Blancpain de conserver une mécanique contemporaine tout en maintenant des dimensions de boîtier relativement proches de celles de la pièce historique.
La nouvelle référence 5903 1110 63A reçoit le calibre automatique Manufacture 1150. Ce mouvement de 26,20 mm de diamètre et 3,25 mm d'épaisseur fonctionne à 3 Hz et compte 28 rubis pour 210 composants.
Sa principale caractéristique reste sa très longue réserve de marche de 100 heures, soit un peu plus de quatre jours. Le calibre dispose également d'un spiral en silicium, qui contribue notamment à sa résistance aux effets du magnétisme.
Ce choix permet à Blancpain de conserver une mécanique contemporaine tout en maintenant des dimensions de boîtier relativement proches de celles de la pièce historique.
Un fond transparent qui n'existait pas en 1968
Autre différence notable : le fond du boîtier. La Bathyscaphe de 1968 disposait bien évidemment d'un fond fermé. Cette nouvelle édition adopte au contraire un fond saphir, permettant d'observer le calibre 1150 et ses finitions.
Le rotor ajouré en or 18 carats constitue l'un des éléments les plus visibles. Son dessin s'inspire de celui associé historiquement aux mouvements de la Fifty Fathoms.
Ce fond transparent constitue donc un compromis assez classique entre fidélité historique et exigences contemporaines : Blancpain reprend les codes visuels du modèle de 1968, mais ne cherche pas à reproduire littéralement une montre ancienne.
Le rotor ajouré en or 18 carats constitue l'un des éléments les plus visibles. Son dessin s'inspire de celui associé historiquement aux mouvements de la Fifty Fathoms.
Ce fond transparent constitue donc un compromis assez classique entre fidélité historique et exigences contemporaines : Blancpain reprend les codes visuels du modèle de 1968, mais ne cherche pas à reproduire littéralement une montre ancienne.
Une série limitée à 300 exemplaires
Référencée 5903 1110 63A, la Blancpain Fifty Fathoms Bathyscaphe 70th Anniversary est produite à seulement 300 exemplaires numérotés individuellement. Chaque montre est livrée dans un écrin Peli et bénéficie d'une garantie internationale de cinq ans.
Comme souvent lorsqu'une maison historique revisite l'un de ses modèles emblématiques, cette nouvelle Bathyscaphe n'a pas suscité que des réactions enthousiastes parmi les amateurs d'horlogerie.
Sur les réseaux sociaux, certains collectionneurs ont notamment relevé une étonnante proximité esthétique avec certaines montres de plongée japonaises, allant jusqu'à comparer visuellement la nouvelle Blancpain à des modèles Seiko (notamment la 62MAS)…
Le sujet du prix alimente également les discussions. Affichée à 13 800 CHF, cette plongeuse se situe clairement dans le segment de l’horlogerie haut de gamme... Mais de nombreux amateurs trouvent ce tarif prohibitif pour une « simple » montre de plongée. Le marché décidera.
Comme souvent lorsqu'une maison historique revisite l'un de ses modèles emblématiques, cette nouvelle Bathyscaphe n'a pas suscité que des réactions enthousiastes parmi les amateurs d'horlogerie.
Sur les réseaux sociaux, certains collectionneurs ont notamment relevé une étonnante proximité esthétique avec certaines montres de plongée japonaises, allant jusqu'à comparer visuellement la nouvelle Blancpain à des modèles Seiko (notamment la 62MAS)…
Le sujet du prix alimente également les discussions. Affichée à 13 800 CHF, cette plongeuse se situe clairement dans le segment de l’horlogerie haut de gamme... Mais de nombreux amateurs trouvent ce tarif prohibitif pour une « simple » montre de plongée. Le marché décidera.














