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Louis Moinet 1816 Tourbillon Chronograph : douze exemplaires au monde


Par | Publié le 07/05/2026 à 05:47 | mis à jour le 12/05/2026 à 05:23

La maison horlogère suisse indépendante Louis Moinet vient de présenter une édition ultra-limitée de 12 exemplaires au monde d’un chronographe tourbillon en titane de grade 5 poli et satiné de 40,6 mm, étanche à 50 mètres, équipé d’un calibre « manufacture » tourbillon et chronographe mono-poussoir à roue à colonnes à remontage manuel. Détails.



Les 210 ans du chronographe

Pendant près de deux siècles, on a cru que l'invention datait des années 1820. Cependant, on a découvert qu'en 1816, l'horloger français Louis Moinet avait achevé la création du "Compteur de Tierces".
 
Contrairement aux modèles sportifs actuels, il était destiné à l'astronomie pour mesurer le passage des astres. Un mécanisme incroyablement en avance sur son temps, capable de mesurer le 60ème de seconde, avec une fréquence de 216 000 vibrations par heure.
 
Avant la redécouverte du travail de Moinet, Nicolas-Mathieu Rieussec, horloger du roi Louis XVIII, était considéré comme l'inventeur officiel.

​Aux origines du « compteur de tierces »

« La modernité du Compteur de Tierces nous a naturellement conduits, cette année, vers la création d'un chronographe mono-poussoir à tourbillon volant » indique Nathanaël Schaller, directeur produit pour Louis Moinet.
 
Et d’ajouter : « l’avant-garde de la pièce originelle ainsi que ses codes les plus marquants s’y retrouvent avec force. Un bel hommage, aussi, à l'amitié qui liait Louis Moinet et Abraham-Louis Breguet, tous deux pères fondateurs de l'horlogerie moderne. »

En 1816, pour mener à bien ses observations astronomiques, Louis Moinet conçoit un instrument de mesure d'une précision inédite : le Compteur de Tierces.
 
La disposition de ses compteurs, sa lisibilité et sa rigueur imposent d'emblée une identité d'une étonnante modernité.

​Portrait d’un chronographe en édition limitée et spéciale à 12 exemplaires

Le boîtier de ce chrono est réalisé en titane grade 5 poli et satiné, d'un diamètre de 40,6 mm, composé de 40 pièces. On y retrouve tous les codes du Compteur de Tierces.
 
On remarque la plastique demi-bassine de style Directoire à carrure plate, le double godron, l'unique poussoir et la couronne de remontage ornée de la fleur de lys, emblème de Bourges, ville natale de Louis Moinet.
 
Le cadran rhodié orchestre un jeu de finitions satinées et microbillées. Les sous-cadrans de la petite seconde et du totalisateur des 30 minutes sont dotés d'une bague annulaire satinée à chiffres arabes.

Un cadran rhodié pour effet monochromatique

Au centre de chaque compteur, le canon des aiguilles serti d'un rubis, encadré de deux vis polies, impose un détail à la fois technique et instrumental.
 
La gravure a permis d'inscrire avec précision les repères du cadran ainsi que le nom Louis Moinet, repris dans la typographie de la création originelle.

​Gravée elle aussi, la mention Tourbillon Chronographe, composée de lettres droites et anguleuses, confirme avec force l’identité technique du garde-temps. À douze heures, une applique fleur de lys vient couronner l'ensemble.
 
Une touche de bleu ponctue la pièce, faisant ressortir les éléments clés sur le gris du cadran rhodié. La trotteuse centrale, les aiguilles des compteurs, les vis en acier bleui et la cage du tourbillon traitée DLC bleu.

​Un calibre chronographe originaire du Breuleux

Ce chronomonopoussoir est animé par le calibre LM114 (301 composants, 4Hz) assemblé par les horlogers Louis Moinet aux Breuleux.

Mouvement reconnu et éprouvé, il réunit deux complications majeures : un chronographe à roue à colonnes commandé par un unique poussoir et un tourbillon volant avec cage décentrée.
 
Son mouvement à remontage manuel à double barillet est conçu pour délivrer une généreuse réserve de marche de 96 heures.
 
Le bracelet en titane grade 5 se démarque par la forme de ses larges maillons, dont la ligne rappelle une courbe architecturale. Chaque maillon (finition satinée et polie) s'articule dans une continuité épousant le poignet sans rompre l'équilibre.