montres-de-luxe
L'actualité des montres de luxe et des marques de Haute Horlogerie
Nouveautés

MAT Kalahari : une montre dédiée aux grands espaces sauvages avec Philippe Bourseiller


Par | Publié le 30/10/2026 à 02:21 | mis à jour le 30/10/2026 à 01:33

Avec la Kalahari, MAT poursuit son exploration de l’horlogerie d’aventure. Boîtier (légèrement) tonneau, cadran Sector beige ou noir, mouvement automatique suisse et trois bracelets interchangeables : cette nouvelle création en acier de 39 mm (étanche à 100 mètres) affiche une esthétique intemporelle, pensée pour accompagner ceux qui aiment sortir des sentiers battus. En précommande le 3 novembre prochain au prix de 1.034 euros.



La montre d’aventure, entre héritage et exploration

Des terres arides aux régions polaires, la montre d’aventure occupe une place singulière dans l’histoire horlogère.
 
Héritière des montres militaires, des instruments de terrain et des garde-temps conçus pour les explorateurs, elle privilégie la lisibilité, la robustesse et la simplicité d’utilisation. Mais cette vocation fonctionnelle n’exclut pas le travail esthétique.
 
Au contraire, certaines des créations les plus intéressantes du genre sont celles qui parviennent à conjuguer une véritable personnalité et une conception adaptée aux conditions difficiles.
 
Ces dernières années, l’imaginaire du safari et des grands espaces a inspiré de nombreuses collections. Les cadrans sable, kaki ou beige, les boîtiers robustes et les bracelets en toile évoquent les expéditions au long cours. On se souvient de certains modèles de chez Ralph Lauren, de chez Seiko ou encore certaines IWC…
 
C’est dans cette famille que s’inscrit la nouvelle MAT Kalahari. Mais la maison française ne cherche pas simplement à reprendre les codes visuels du safari. Elle s’appuie sur son propre langage stylistique et sur une relation de longue date avec un homme qui connaît ces territoires « comme sa poche » : le photographe et explorateur Philippe Bourseiller.

Lire aussi : Le kaki vous va si bien

​Kalahari, l’esprit des grands espaces

« Built for places you don't plan to go. » La formule donne le ton. Avec la Kalahari, MAT s’adresse à ceux pour qui l’aventure ne se résume pas à une destination inscrite sur une carte. Elle évoque aussi l’imprévu, les chemins détournés (ceux qui débouchent parfois sur des découvertes incroyables) et les environnements dans lesquels un instrument fiable prend tout son sens.
 
Au premier regard, la montre se distingue par son boîtier de forme légèrement tonneau en acier 316L, signature esthétique de MAT depuis quelques années déjà.
 
D’un diamètre de 39 mm, pour une épaisseur de 12,5 mm, il conserve des proportions contenues. Les cornes massives et plongeantes, taillées dans la masse, participent à son allure robuste. Parée pour l’aventure en terre inconnues.

La construction intègre également une moustache métallique destinée à assurer une transition harmonieuse entre le boîtier et le bracelet. On connait l'obsession de Fabrice Pougez (fondateur de la marque)  pour les détails...

​Deux cadrans de type « sector dial »

La Kalahari adopte un cadran beige -ou noir- qui prolonge naturellement son inspiration désertique.

Mais son intérêt ne tient pas seulement à cette palette de couleurs : MAT lui associe une architecture de type "Sector dial", une disposition graphique qui puise dans les codes de l’horlogerie des années 1930. Pour un petit air rétro sur une montre par ailleurs bel et bien contemporaine !
 
A ce titre, le cadran s’organise autour de deux cercles distincts. Les marqueurs horaires rayonnants structurent la partie centrale, tandis que les minutes et les secondes prennent place sur le cercle extérieur. Cette construction hiérarchise les informations et confère à l’ensemble une identité immédiatement reconnaissable.
 
Les aiguilles en acier bleui, réalisées par La Pratique selon un savoir-faire traditionnel (les amateurs apprécieron), apportent une note plus raffinée à cette composition imaginée pour l’aventure. Leur revêtement luminescent ivoire assure la lisibilité dans l’obscurité, tandis que le verre saphir bombé, traité antireflet, protège le cadran.
 
L’ensemble évite ainsi l’écueil d’une montre d’aventure uniquement définie par son apparence utilitaire. La Kalahari possède un dessin suffisamment singulier pour s’affranchir des codes habituels de la montre de terrain, sans renoncer à la fonctionnalité. Et pour le coup, elle aussi à l’aise dans la savane que lors d’un rendez-vous d’affaire.

Une mécanique suisse au service de la simplicité

À l’intérieur du boîtier, MAT a retenu le calibre Soprod P024, un mouvement mécanique automatique suisse fabriqué dans le Jura. Il fonctionne à une fréquence de 4 Hz, et dispose de 25 rubis.
 
Sa réserve de marche de 38 heures (pourrait mieux faire de nos jours) accompagne une indication classique des heures, des minutes, des secondes et de la date. Un choix cohérent avec la philosophie de la montre : privilégier une mécanique éprouvée et des fonctions utiles plutôt que multiplier les complications !
 
Le fond de boîte et la couronne sont vissés, cette dernière affichant un diamètre de 9 mm. L’étanchéité atteint 100 mètres, une valeur qui permet d'envisager un usage quotidien sans craindre les projections d’eau ou la baignade. Le boîtier est également conçu pour résister aux chocs, selon les standards de la marque.

​Trois bracelets pour changer de terrain

MAT livre la Kalahari dans un étui accompagné de trois bracelets interchangeables (un des avantages des montres de la marque). Un bracelet en cuir naturel (notre préféré car il prendra une belle patine avec le temps), un bracelet en toile kaki et un bracelet en toile sable qui permettent de modifier sensiblement son apparence.
 
Le cuir souligne davantage le caractère vintage du cadran Sector, tandis que les deux bracelets en toile renforcent la dimension instrumentale de la montre. Le kaki évoque directement l’équipement d’expédition ; le sable prolonge, quant à lui, l’harmonie chromatique de la boîte et du cadran (beige).
 
Cette modularité donne à la Kalahari une polyvalence bienvenue. Elle peut aussi bien accompagner une tenue décontractée au quotidien qu’un équipement destiné à une escapade en pleine nature. La montre conserve ainsi une identité forte sans imposer un style unique à son propriétaire.

​MAT et Philippe Bourseiller, vingt ans d'aventure partagée

La Kalahari prend une dimension supplémentaire lorsqu’on la replace dans la relation qui unit MAT à Philippe Bourseiller. Ami de longue date de Fabrice Pougez, le photographe et explorateur partage depuis vingt ans avec les équipes de MAT, un goût commun pour l’aventure et les expériences de terrain.
 
Plusieurs fois récompensé, notamment par le World Press Photo, il a construit une œuvre qui associe regard documentaire, exigence artistique et engagement en faveur de l’environnement.
 
Son ouvrage Déserts du monde rassemble quinze années de photographies et plus de quarante déserts explorés. Il invite à découvrir ces territoires où le silence, l’immensité et la rudesse des conditions ramènent l’homme à l’essentiel.
 
Au fil de ses expéditions, il a emporté ses montres dans des environnements particulièrement exigeants : les étendues arctiques, où les températures peuvent descendre jusqu’à –40 °C, les rives du lac Baïkal ou encore les déserts où le thermomètre dépasse les 40 °C.
 
Ces conditions extrêmes offrent autant d’occasions d’éprouver les montres en situation réelle. Les observations et les retours d’expérience du photographe nourrissant les échanges avec les équipes de MAT !
 
Le choix du nom Kalahari prend alors tout son sens. Il renvoie à l’un de ces vastes territoires où l’homme se confronte à la nature, à ses contraintes et à sa beauté.

Plus qu’un simple décor, le désert devient une source d’inspiration pour une montre dont le cadran beige, les lignes épurées et les bracelets textiles traduisent cette relation aux grands espaces.
 
Une phrase résume assez bien l’intention esthétique de la marque : « On aurait pu la fabriquer il y a cinquante ans, ou dans dix ans. » Une manière d’affirmer que le dessin de la Kalahari ne cherche pas à suivre une tendance passagère, mais à s’inscrire dans une forme de permanence.

Un proverbe touareg pour conclure l’arrivée de cette nouveauté : « Dieu a créé des pays avec de l’eau pour que les hommes y vivent, il a créé des déserts pour que les hommes y trouvent leur âme. »