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Maurice Lacroix Aikon Automatique Chronograph, une décennie de sport-chic et une nouvelle maturité


Par | Publié le 22/10/2026 à 02:00 | mis à jour le 21/10/2026 à 11:05

Pour célébrer les dix ans de son Aikon, la maison horlogère suisse Maurice Lacroix renouvelle son chronographe automatique (tricompax en "C" avec jour et date) avec un boîtier plus compact, un cadran au relief accentué et une ergonomie repensée. Une évolution mesurée (notamment un boitier plus contenu), qui préserve l’identité de cette sportive suisse tout en renforçant son attractivité, à 3 150 CHF (dans les 3.400 euros).



Une silhouette affinée, sans renier ses origines

L’Aikon doit une grande partie de son identité à sa lunette caractéristique, ponctuée de six cavaliers polis, ainsi qu’à son bracelet intégré et au contraste entre surfaces satinées et polies. Des éléments que Maurice Lacroix conserve soigneusement -et bien évidemment- sur cette nouvelle version.
 
La principale évolution se situe dans les proportions. Le boîtier en acier passe de 44 à 42 mm de diamètre (c’est la grande tendance), tandis que son épaisseur diminue d’un millimètre, pour atteindre 14 mm. La différence peut sembler modeste sur le papier, mais elle participe à une silhouette plus équilibrée et à une présence au poignet moins massive et plus contemporaine.
 
Les finitions alternent toujours les surfaces brossées et polies, soulignant les volumes de la carrure, de la lunette et des six cavaliers. Le fond transparent, équipé d’une glace saphir bombée, permet quant à lui d’observer le mouvement automatique.
 
L’étanchéité de 100 mètres confirme la vocation polyvalente de cette montre sport-chic, pensée pour accompagner aussi bien une tenue décontractée qu’un vestiaire plus habillé.

​Le Clou de Paris prend du relief

Le cadran constitue l’autre évolution majeure de cette nouvelle génération. Son motif Clou de Paris, déjà familier aux amateurs de la collection, gagne en profondeur grâce à un relief tridimensionnel plus marqué.
 
Les petites pyramides captent la lumière et créent des variations visuelles qui renforcent le caractère de la montre.
 
Les index appliqués rhodiés et les aiguilles rhodiées, recouvertes de Superluminova blanc, préservent la lisibilité. L’agencement reste celui d’un chronographe classique : compteur de 30 minutes à midi, compteur de 12 heures à six heures et petite seconde à neuf heures. Les indications du jour et de la date prennent place à trois heures.

​Une nouvelle Aikon Automatic Chronograph en cinq versions

Trois cadrans monochromes, bleu, noir et vert, adoptent des compteurs assortis. Deux autres interprétations jouent le contraste : un cadran argenté associé à des compteurs bleus et un cadran doré accompagné de compteurs noirs.
 
Cette dernière paire apporte une dimension plus expressive à la collection. La disposition panda, avec ses compteurs contrastés, renforce l’inspiration sportive, tandis que les versions monochromes privilégient une lecture plus homogène et une esthétique plus discrète.

​Des poussoirs qui renouent avec l’histoire de l’Aikon

Le chronographe bénéficie également d’une modification ergonomique. Les poussoirs vissés des versions précédentes cèdent la place à des commandes rectangulaires inspirées des premières Aikon Chronograph. Bref, retour aux sources.
 
Le changement n’est pas uniquement esthétique. Leur forme est pensée pour faciliter les opérations de départ, d’arrêt et de remise à zéro du chronographe. Un protège-couronne complète le dispositif, tout en participant à l’équilibre visuel de la boîte.
 
Cette attention portée aux détails illustre bien la philosophie de cette évolution : plutôt que de bouleverser un dessin qui a fait ses preuves, Maurice Lacroix en affine les éléments essentiels. La montre reste une Aikon au premier regard, mais son exécution apparaît plus aboutie.

​Le calibre ML112, pour une autonomie adaptée au quotidien

À l’intérieur, Maurice Lacroix fait appel à la dernière version de son calibre automatique ML112 (tricompax en "C" avec jour et date). Celui-ci anime les heures et les minutes centrales, le chronographe, la petite seconde ainsi que les indications du jour et de la date.
 
Le mouvement fonctionne à une fréquence de 4 Hz, et dispose de 25 rubis. Sa réserve de marche atteint environ 60 heures. Une autonomie appréciable, qui permet de laisser la montre au repos pendant une partie du week-end sans nécessairement devoir la remettre en marche le lundi matin.
 
Le fond saphir dévoile une masse oscillante ajourée rhodiée, décorée de Côtes de Genève et d’un motif colimaçon. Le mouvement reçoit également des finitions perlées et des Côtes de Genève.
 
Sans prétendre rivaliser avec les chronographes de haute horlogerie aux architectures intégralement manufacturées, l’Aikon mise sur une mécanique automatique suisse, des fonctions utiles et une présentation soignée. Une approche cohérente avec son positionnement.

​Un bracelet intégré, mais interchangeable

Le bracelet métallique demeure l’un des marqueurs esthétiques de cette collection. Ses maillons alternent finitions satinées et polies, prolongeant naturellement les lignes du boîtier.
 
La nouveauté se situe dans le système Easy Change breveté, désormais perfectionné. Il permet de retirer le bracelet sans outil pour lui substituer une version en caoutchouc. Le mécanisme de déverrouillage est dissimulé dans le dessin de la montre, sans bouton apparent venant perturber la ligne du boîtier.
 
Cette possibilité de passer de l’acier au caoutchouc renforce la polyvalence de l’ensemble. Le bracelet métallique souligne le caractère urbain et habillé de l’Aikon tandis que le caoutchouc accentue sa dimension sportive.

Cinq déclinaisons pour  une même philosophie : proposer une montre mécanique expressive, bien équipée et suffisamment polyvalente pour accompagner le quotidien, sans faire du prix un obstacle disproportionné. Une ambition que cette nouvelle Aikon Automatic Chronograph traduit avec pertinence.