Le canon solaire du Palais-Royal à Paris
L'expression nous ramène en 1786 (peu avant la Révolution française donc), au cœur des jardins du Palais-Royal à Paris.
Un horloger ingénieux nommé Sieur Rousseau, qui tenait boutique dans la galerie de Beaujolais, y installa une invention de son cru : il s’agissait d’un petit canon méridien en bronze qui n’avait aucune visée militaire.
Non, son fonctionnement était dédié à (non pas la mesure) mais la rythmique du temps. Son principe reposait entièrement sur la course du soleil !
Une loupe était fixée sur un châssis métallique juste au-dessus de la mèche du canon. Cette lentille était précisément alignée sur l'axe du méridien de Paris.
Un horloger ingénieux nommé Sieur Rousseau, qui tenait boutique dans la galerie de Beaujolais, y installa une invention de son cru : il s’agissait d’un petit canon méridien en bronze qui n’avait aucune visée militaire.
Non, son fonctionnement était dédié à (non pas la mesure) mais la rythmique du temps. Son principe reposait entièrement sur la course du soleil !
Une loupe était fixée sur un châssis métallique juste au-dessus de la mèche du canon. Cette lentille était précisément alignée sur l'axe du méridien de Paris.
Un coup de canon par beau temps seulement
Par beau temps (oui, il fallait absolument que le ciel soit dégagé), lorsque le Soleil atteignait son zénith exact, les rayons se concentraient à travers la loupe, dégageant assez de chaleur pour enflammer la poudre noire.
La détonation retentissait alors dans les jardins : le canon venait de « péter » à l'instant précis du midi solaire.
Ce coup de canon quotidien -ou presque- offrait aux Parisiens un signal sonore public, fiable et central pour remettre leurs pendules et leurs montres à l'heure.
Son piédestal était gravé de la phrase latine « Horas non numero nisi serenas », qui signifie « Je ne compte que les heures ensoleillées (ou heureuses) », faisant référence au fait que l'appareil ne fonctionnait que les jours clairs.
La détonation retentissait alors dans les jardins : le canon venait de « péter » à l'instant précis du midi solaire.
Ce coup de canon quotidien -ou presque- offrait aux Parisiens un signal sonore public, fiable et central pour remettre leurs pendules et leurs montres à l'heure.
Son piédestal était gravé de la phrase latine « Horas non numero nisi serenas », qui signifie « Je ne compte que les heures ensoleillées (ou heureuses) », faisant référence au fait que l'appareil ne fonctionnait que les jours clairs.
Rendez-vous à « midi pétante »
C’est de ce rituel qu’est née cette expression et par extension, l'habitude de se donner rendez-vous « à midi pétante » !
Pour l'anecdote, ce système a fonctionné de manière officielle jusqu'en 1911, année où la France a harmonisé son heure sur le méridien de Greenwich, rendant le midi solaire local obsolète.
Volé en 1998, une réplique du canon fut réinstallée en 2002. Il continue d'ailleurs de tonner à certaines dates grâce à un déclencheur pyrotechnique, pour le plus grand plaisir des passants ! Lors du 14 juillet et le 25 aout pour la Libération de Paris par exemple.
La piètre réputation du Palais Royal (qui à l’époque était un lieu de « filles de joie » inspira à l'abbé Delille ces quelques vers : "Dans ce jardin, (...)/ Si l’on y dérègle ses mœurs / Au moins on y règle sa montre".
Etonnant qu’aucune marque française n’ai jamais pensé à imaginer une montre rendant hommage à ce petit canon très parisien !
Pour l'anecdote, ce système a fonctionné de manière officielle jusqu'en 1911, année où la France a harmonisé son heure sur le méridien de Greenwich, rendant le midi solaire local obsolète.
Volé en 1998, une réplique du canon fut réinstallée en 2002. Il continue d'ailleurs de tonner à certaines dates grâce à un déclencheur pyrotechnique, pour le plus grand plaisir des passants ! Lors du 14 juillet et le 25 aout pour la Libération de Paris par exemple.
La piètre réputation du Palais Royal (qui à l’époque était un lieu de « filles de joie » inspira à l'abbé Delille ces quelques vers : "Dans ce jardin, (...)/ Si l’on y dérègle ses mœurs / Au moins on y règle sa montre".
Etonnant qu’aucune marque française n’ai jamais pensé à imaginer une montre rendant hommage à ce petit canon très parisien !







