Un cheval de Troie horloger et britannique
À première vue, cette montre ressemble à n'importe quelle autre Datejust référence 16220 de la fin des années 1980 : un boîtier en acier de 36 mm, un cadran blanc à index bâtons, une lunette cannelée et un bracelet Jubilee.
Une pièce qui connait un joli succès et dont les prix ont bien augmenté ces dernières années, mais rien qui ne justifie, sur le marché de l'occasion traditionnel, a priori, une telle envolée des prix !
Pourtant, sous le fond vissé en acier bat un cœur mécanique unique au monde. En effet, cette Rolex fait partie des rares pièces modifiées de la main même de George Daniels (1926-2011), considéré comme le plus grand horloger indépendant du XXe siècle.
Lassé de voir l'industrie horlogère suisse rejeter son invention majeure –le fameux échappement co-axial-, George Daniels avait décidé de prouver la viabilité et la fiabilité de son mécanisme en l'implantant dans les montres de série les plus vendues et les plus fiables de l'époque.
A l'image de cette Datejust -ou d'une Patek Philippe Nautilus (on n'ose imaginer le prix que pourrait atteindre cette montre aujourd'hui !).
Une pièce qui connait un joli succès et dont les prix ont bien augmenté ces dernières années, mais rien qui ne justifie, sur le marché de l'occasion traditionnel, a priori, une telle envolée des prix !
Pourtant, sous le fond vissé en acier bat un cœur mécanique unique au monde. En effet, cette Rolex fait partie des rares pièces modifiées de la main même de George Daniels (1926-2011), considéré comme le plus grand horloger indépendant du XXe siècle.
Lassé de voir l'industrie horlogère suisse rejeter son invention majeure –le fameux échappement co-axial-, George Daniels avait décidé de prouver la viabilité et la fiabilité de son mécanisme en l'implantant dans les montres de série les plus vendues et les plus fiables de l'époque.
A l'image de cette Datejust -ou d'une Patek Philippe Nautilus (on n'ose imaginer le prix que pourrait atteindre cette montre aujourd'hui !).
Une vente aux enchères et 17 minutes d'attente à Genève
L'existence de cette Datejust est intimement liée à une anecdote célèbre, consignée par l'horloger britannique dans son autobiographie All in Good Time.
Convoqué à Genève au milieu des années 1980 pour présenter ses travaux à la direction de Rolex, George Daniels fut contraint de patienter exactement dix-sept minutes dans la salle d'attente avant d'être reçu.
Un manque de considération que le maître artisan, non dénué d'un certain orgueil -et d’un humour- britannique, ne digéra jamais complètement…
Une Rolex Datejust qui servit de « montre d’essai »
Face au scepticisme technique des ingénieurs de la marque à la couronne, qui doutaient de la possibilité d'intégrer le co-axial dans les tolérances strictes et le boîtier étanche d'une montre de série, Daniels acheta cette Datejust de son propre chef. Sur ses propres deniers.
Il retravailla personnellement le calibre manufacture 3135 pour y loger une version miniature de son échappement sans altérer l'épaisseur du boîtier Oyster, prouvant ainsi la supériorité de son concept au quotidien.
Décrite et documentée à la page 79 de l’ouvrage de référence de Daniels, The Practical Watch Escapement, la montre avait été aperçue pour la dernière fois sur le marché en 2006, lors d'une rétrospective organisée par Sotheby's à Londres.
Estimée initialement entre 100 000 et 200 000 dollars par FutureGrail pour cette vente de mai 2026, les enchères ont rapidement grimpé pour s'établir à 520 000 dollars (environ 480 000 euros hors frais).
On connait la fin de l’histoire… Alors que Rolex refusa de breveter l'invention -laissant Omega acquérir les droits industriels en 1999 pour en faire le succès que l'on connaît-, cette Datejust "hybride" reste le témoin ultime d'un rendez-vous manqué entre le géant de Genève et le génie de l'Île de Man.
Convoqué à Genève au milieu des années 1980 pour présenter ses travaux à la direction de Rolex, George Daniels fut contraint de patienter exactement dix-sept minutes dans la salle d'attente avant d'être reçu.
Un manque de considération que le maître artisan, non dénué d'un certain orgueil -et d’un humour- britannique, ne digéra jamais complètement…
Une Rolex Datejust qui servit de « montre d’essai »
Face au scepticisme technique des ingénieurs de la marque à la couronne, qui doutaient de la possibilité d'intégrer le co-axial dans les tolérances strictes et le boîtier étanche d'une montre de série, Daniels acheta cette Datejust de son propre chef. Sur ses propres deniers.
Il retravailla personnellement le calibre manufacture 3135 pour y loger une version miniature de son échappement sans altérer l'épaisseur du boîtier Oyster, prouvant ainsi la supériorité de son concept au quotidien.
Décrite et documentée à la page 79 de l’ouvrage de référence de Daniels, The Practical Watch Escapement, la montre avait été aperçue pour la dernière fois sur le marché en 2006, lors d'une rétrospective organisée par Sotheby's à Londres.
Estimée initialement entre 100 000 et 200 000 dollars par FutureGrail pour cette vente de mai 2026, les enchères ont rapidement grimpé pour s'établir à 520 000 dollars (environ 480 000 euros hors frais).
On connait la fin de l’histoire… Alors que Rolex refusa de breveter l'invention -laissant Omega acquérir les droits industriels en 1999 pour en faire le succès que l'on connaît-, cette Datejust "hybride" reste le témoin ultime d'un rendez-vous manqué entre le géant de Genève et le génie de l'Île de Man.
Les premières Omega Co-Axial fut produites en 1999 sous la houlette de Nicholas Hayek
« Dans les années 70, George Daniels, inventeur du mouvement Co-Axial, cherchait des investisseurs afin de commercialiser sa nouvelle conception. Malgré la crise horlogère qui sévissait à cette période, Nicolas Hayek, visionnaire, crut en lui... » soulignai Omega dans un communiqué en 2013.
De longues années de recherches et de développement furent ensuite nécessaires à Nivarox pour industrialiser ce mouvement qui fut attribué à Omega. Les premiers garde-temps de la marque en furent équipés dès 1999.
Et c’est en 2011 qu’apparut la première version du Co-Axial chronographe, composé de 336 pièces, dont une roue à colonnes, deux barillets et un spiral en silicium (SI 14).
Au terme de cette année 2013, quelque 500.000 mouvements Co-Axial auront été produits. Chaque calibre est muni d’un certificat du COSC (Contrôle officiel suisse des chronomètres). A court terme, ce sont 700.000, voire 800.000 pièces qui seront confectionnées.
De longues années de recherches et de développement furent ensuite nécessaires à Nivarox pour industrialiser ce mouvement qui fut attribué à Omega. Les premiers garde-temps de la marque en furent équipés dès 1999.
Et c’est en 2011 qu’apparut la première version du Co-Axial chronographe, composé de 336 pièces, dont une roue à colonnes, deux barillets et un spiral en silicium (SI 14).
Au terme de cette année 2013, quelque 500.000 mouvements Co-Axial auront été produits. Chaque calibre est muni d’un certificat du COSC (Contrôle officiel suisse des chronomètres). A court terme, ce sont 700.000, voire 800.000 pièces qui seront confectionnées.






