L’immersion singapourienne : le baptême du feu
Le plan est passé de la théorie à la pratique en janvier 2025. Le fils aîné de Thierry Stern a officiellement intégré les rangs de la manufacture.
Fidèle à la tradition familiale, cet apprentissage n’a pas débuté dans le confort des bureaux de Plan-les-Ouates, mais sur le terrain -confortable- à Singapour.
Pendant plus de six mois, l’héritier de la 5ème génération a été plongé au cœur d’un marché clé (et extrêmement mature) pour maîtriser la vente, le service client et, surtout, pour être formé par d'autres personnes que son père.
Thierry Stern est catégorique : pour respecter l'ADN de la marque, il faut d'abord comprendre celui qui porte la montre.
Fidèle à la tradition familiale, cet apprentissage n’a pas débuté dans le confort des bureaux de Plan-les-Ouates, mais sur le terrain -confortable- à Singapour.
Pendant plus de six mois, l’héritier de la 5ème génération a été plongé au cœur d’un marché clé (et extrêmement mature) pour maîtriser la vente, le service client et, surtout, pour être formé par d'autres personnes que son père.
Thierry Stern est catégorique : pour respecter l'ADN de la marque, il faut d'abord comprendre celui qui porte la montre.
Le binôme Stern-Bernasconi : le bouclier opérationnel
Pour sécuriser cette transition qui devrait durer une décennie selon les propres dire de Thierry Stern, ce dernier s'appuie sur une structure de management renforcée.
Depuis le départ à la retraite de Claude Peny, c’est Laurent Bernasconi qui occupe le poste de Directeur Général (General Manager).
Ancien directeur de production, Bernasconi assure la stabilité industrielle et opérationnelle.
Ce binôme permet à Thierry Stern de se concentrer sur la stratégie créative et la formation de ses fils, tout en garantissant aux collectionneurs que la rigueur du Poinçon Patek Philippe reste sous bonne garde et dans des mains expertes.
Depuis le départ à la retraite de Claude Peny, c’est Laurent Bernasconi qui occupe le poste de Directeur Général (General Manager).
Ancien directeur de production, Bernasconi assure la stabilité industrielle et opérationnelle.
Ce binôme permet à Thierry Stern de se concentrer sur la stratégie créative et la formation de ses fils, tout en garantissant aux collectionneurs que la rigueur du Poinçon Patek Philippe reste sous bonne garde et dans des mains expertes.
La doctrine de la liberté et l’horizon 2039
L’un des piliers de ce « plan à dix ans » est l’absence de contrainte. Thierry Stern l’a répété à plusieurs reprises…
Tout d’abord, le libre choix : si ses fils décident finalement de ne pas reprendre les rênes, la famille restera propriétaire, mais la direction sera confiée à un CEO externe.
Ensuite, la pérennité technique : pour protéger ses successeurs, le président a déjà validé une feuille de route pour les mouvements et les complications jusqu’en 2039.
« Si je vends Patek Philippe à un groupe, je gagne des milliards, mais je tue la manufacture en moins de cinq ans. On ne verrait plus que de la Nautilus », confiait récemment Thierry Stern.
Tout d’abord, le libre choix : si ses fils décident finalement de ne pas reprendre les rênes, la famille restera propriétaire, mais la direction sera confiée à un CEO externe.
Ensuite, la pérennité technique : pour protéger ses successeurs, le président a déjà validé une feuille de route pour les mouvements et les complications jusqu’en 2039.
« Si je vends Patek Philippe à un groupe, je gagne des milliards, mais je tue la manufacture en moins de cinq ans. On ne verrait plus que de la Nautilus », confiait récemment Thierry Stern.
L'indépendance comme seul horizon
Dans un paysage horloger dominé par les grands groupes (LVMH, Richemont, Swatch Group ou Rolex), Patek Philippe (avec Audemars Piguet) fait figure de citadelle.
Ce plan de transmission n'est pas seulement une affaire de famille, c'est une stratégie de défense pour maintenir une production limitée (environ 70.000 pièces par an) et une créativité qui ne répond pas aux impératifs de croissance trimestrielle des marchés financiers.
En 2026, alors que les rumeurs s'intensifient autour des pièces anniversaires de la Nautilus, le message de la place de l'Ours est clair : la relève est en marche, mais elle prendra le temps nécessaire.
Pour les observateurs du marché, ce passage à l'acte (l'intégration physique de la 5ème génération) est également un signal fort envoyé aux groupes de luxe, Bernard Arnault et LVMH en tête. Ce plan à dix ans semble « tuer dans l’oeuf » la rumeur de vente qui agite les couloirs de Bâle et Genève depuis plus de vingt ans…
Car rappelons-le, chez Patek, on ne possède jamais vraiment le temps, on en est juste le gardien pour la génération future.
Note éditoriale : cet article synthétise les dernières déclarations de la présidence et les mouvements internes observés au sein de la manufacture genevoise.
Ce plan de transmission n'est pas seulement une affaire de famille, c'est une stratégie de défense pour maintenir une production limitée (environ 70.000 pièces par an) et une créativité qui ne répond pas aux impératifs de croissance trimestrielle des marchés financiers.
En 2026, alors que les rumeurs s'intensifient autour des pièces anniversaires de la Nautilus, le message de la place de l'Ours est clair : la relève est en marche, mais elle prendra le temps nécessaire.
Pour les observateurs du marché, ce passage à l'acte (l'intégration physique de la 5ème génération) est également un signal fort envoyé aux groupes de luxe, Bernard Arnault et LVMH en tête. Ce plan à dix ans semble « tuer dans l’oeuf » la rumeur de vente qui agite les couloirs de Bâle et Genève depuis plus de vingt ans…
Car rappelons-le, chez Patek, on ne possède jamais vraiment le temps, on en est juste le gardien pour la génération future.
Note éditoriale : cet article synthétise les dernières déclarations de la présidence et les mouvements internes observés au sein de la manufacture genevoise.










