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Rolex Oysterquartz : l‘une des stars des années 70


Années 70 : alors que l’industrie horlogère helvétique souffre fortement de l’arrivée des montres à quartz, Rolex, la célèbre maison genevoise connue pour son « mouvement perpétuel » et ses incontournables garde-temps mécaniques lance l’un des calibres à quartz les plus précis au monde. Retour avec Guido et Giorgia Mondadi sur l’un des modèles « phare » de la marque : l’Oysterquartz.



Par Guido et Giorgia Mondani, éditeurs des Editions Mondani

Rolex  Oysterquartz : l‘une des stars des années 70
Dans les années 70, la mode ne se limite pas uniquement à l’industrie du vêtement. Elle s’immisce dans la vie quotidienne et touche tous les secteurs d’activité.

En fait, dès la fin des années 60, les hippys ont imposé de nouvelles tendances qui se sont illustrées par le triomphe des couleurs vivaces, des fleurs (symbole de paix), des motifs géométriques, etc.

Cette période, riche en changements, est également celle de l’arrivée de la musique disco et du punk. Deux genres musicaux qui influenceront fortement le style de vie et la mode des adolescents de l’époque.

En revanche, en matière d’horlogerie traditionnelle, cette décennie est nettement moins rose… En effet, l’industrie suisse est touchée de plein fouet par l’arrivée des mouvements à quartz à bas prix qui envahissent le marché. Dans ce contexte, les montres digitales à quartz se démocratisent, certaines sont même dotées de calculettes ! A l’époque, c’est une véritable révolution !

De son côté, Rolex, qui a toujours utilisé des calibres mécaniques (pour la plupart à remontage automatique) travaille depuis une dizaine d’années au développement d’un mouvement à quartz.

Petit à petit, la maison genevoise améliore ses prototypes, ses calibres quartz gagnent en précision et finalement, en 1977, Rolex présente l’Oysterquartz Datejust (diamètre de 36 mm), la toute première des montres quartz de la marque dotée du calibre Beta 21.

Rolex  Oysterquartz : l‘une des stars des années 70

Rolex  Oysterquartz : l‘une des stars des années 70
Les deux premières références sont la réf. 17000 en acier et la réf. 17013 en or et acier. Le modèle en acier inoxydable était équipé d’une lunette lisse et celui en or et acier d’une lunette crénelée. Toutes les deux étaient équipées des tous premiers verres « saphir » de la marque.

A l’origine, le cadran portait l’inscription Rolex Datejust Oysterquartz à 6 heures. Plus tard, le nom du modèle sera mentionné à 12 heures et l’inscription Superlative Chronometer Officially Certified sera indiquée à 6 heures. Ces deux références vont être produites par Rolex pendant vingt-cinq ans, jusqu’en 2003.

La même année, en 1977, Rolex commercialise également l’Oysterquartz Day-Date (36 mm de diamètre) en or jaune (réf. 19018) ou en or blanc (réf. 19019). Ces deux montres haut de gamme, étanches comme leurs consœurs, également équipées d’un bracelet intégré au boitier sont dotées de lunettes crénelées, d’un verre saphir et du jour de la semaine qui s’affiche à 12 heures dans un choix de 25 langues. Ces Rolex seront produites, elles-aussi, jusqu’en 2003 avec le calibre 5055.

L’Oysterquartz en acier dotée d’une lunette crénelée en or blanc 18 carats (réf. 17014) n’apparaitra qu’en 1982. Ce modèle sera également disponible avec une lunette sertie de dix diamants, qui sera fabriquée elle aussi, jusqu’en 2003.

Au même moment, la célèbre maison genevoise propose les références 19048 toute en or jaune et 19049 toute en or blanc 18 carats avec lunette en diamants. Deux modèles Oysterquartz Day-Date qui termineront également leur carrière en 2002-2003.

A noter que cette Rolex sera proposée dans une très large gamme de cadrans et de lunettes.

Soulignons enfin que l’Oysterquartz Rolex était traitée par la marque sur le même rang d’égalité que ses montres mécaniques. Ainsi, dans un catalogue Rolex de 1996 on pouvait lire la phrase suivante : « L’Oysterquartz satisfait toutes les exigences de qualité d’un mouvement mécanique Rolex. Pour affronter tous les pôles magnétiques que nous rencontrons tous les jours, l’Oysterquartz est protégée pour résister jusqu’à 80.000 A/M. Le boitier équipé d’une couronne Twinlock qui garantit l’absolue étanchéité de la montre jusqu’à 100 mètres de profondeur. Les bracelets des montres Oysterquartz respectent la tradition Rolex et s’intègrent parfaitement au boitier Oyster. »

Très certainement, l’une des Rolex les moins reconnues de la marque, mais qui pourrait prendre de la valeur dans les années à venir...

Guido Mondani Editore
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Montres-de-luxe.com | Publié le 16 Juillet 2009 | Lu 21462 fois



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