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Tourbillon sous trois Ponts volants Bucherer Blue de Girard-Perregaux


Le tourbillon sous trois ponts est un grand classique de chez GP. Cette nouveauté qui intègre la collection Bucherer Blue célèbre la virtuosité de Girard-Perregaux, vu à travers un prisme bleu. Pour rappel, le Tourbillon sous trois Ponts est encore considéré aujourd’hui, comme étant le plus ancien mouvement de montre au monde encore en production !



Le calibre de cette édition limitée Bucherer Blue, logé entre deux plaques de verre saphir, semble flotter dans les airs. Signature emblématique de Girard-Perregaux, trois ponts traversent tout le cadran ; devant, derrière. Ils sont composés de titane avec un traitement en ADL bleu et arborent des angles polis. Le mouvement semble être en lévitation à l’intérieur du boîtier. Epoustouflant de légèreté.
 
Tout cela est rendu possible grâce à un mouvement réduit à l’essentiel où la platine a disparu, créant ainsi l’illusion d’un mouvement ‘volant’ à l’intérieur du boîtier. C’est bien évidemment cette caractéristique particulière qui a donné naissance au terme ‘ponts volants’. 
 
Située dans la partie inférieure du cadran, la cage du tourbillon est en forme de lyre, une caractéristique présente sur tous les tourbillons de la manufacture datant du 19e siècle. Une aiguille bleuie fixée à la cage révèle la petite seconde.

La cage du Tourbillon, qui mesure à peine 10 mm de diamètre, est constituée de 79 composants qui ne pèsent au total que 0,25 gramme. Ce poids incroyablement faible permet de réduire la consommation d’énergie.
 
A 12h, le barillet ajouré offre une vue partielle sur le ressort principal. Un micro-rotor en or gris, situé à côté du barillet, remonte le ressort principal et, contrairement à la plupart des montres automatiques, offre une vue dégagée sur le mouvement. La réserve de marche, très confortable, s’élève à 60 heures.
 
Les index et les aiguilles sont également pourvus d’un traitement luminescent blanc et émettent eux aussi une lueur bleutée dans la pénombre.

Le boîtier en titane poli, très léger, est logé entre deux « boîtes » en verre saphir renforçant l’effet visuel de délicatesse aérienne.

Avec son marquage unique dans les tons bleus sur le barillet et les ponts, ce garde-temps est limité à 18 pièces exclusives.
 
Cette Bucherer Blue embarque un boitier de 44 mm en titane grade 5 revêtu de DLC noir ou Diamond-Like Carbon.


L’histoire des fameux « trois ponts » de GP

A l’origine, ce mouvement à l’architecture unique, identifiable au premier regard, est l’œuvre de Constant Girard, figure emblématique de la Manufacture au 19ème siècle. Très tôt, il s’intéresse au tourbillon et à la régularité de marche qu’il confère au mouvement. Si ses pairs se contentent de le greffer au mouvement, l’horloger dirige son attention sur la structure du mouvement et sur la forme de ses composants.
 
Ainsi, au milieu des années 1850, il entreprend la conception d’une montre pourvue d’un régulateur à tourbillon sur un calibre à trois ponts parallèles. Une longue et patiente genèse jusqu’à ce que les trois ponts se matérialisent dans un chronomètre de poche à tourbillon, doté de trois ponts parallèles nickelés, qui décroche un Bulletin de première classe à l’Observatoire de Neuchâtel en 1867.
 
L’horloger décide alors de protéger le dessin de son mouvement tourbillon à trois ponts en forme de flèches disposés parallèlement. Aucun organisme compétent n'existant en Suisse à cette époque, il dépose sa demande de brevet sur le territoire américain, auprès de l’United States Patent Office, en mars 1884. En créant ce calibre emblématique, met en scène le mécanisme et ses composants, conférant une dimension artistique au tourbillon, considéré jusqu’ici comme purement fonctionnel.
 
Puis, ce dispositif technique devient un élément de design à part entière. En 1889, l’horloger révèle l’aboutissement de son concept - le Tourbillon sous Trois Ponts d’Or, baptisé la Esmeralda. Consécration, ce chronomètre de poche à tourbillon, détente pivotée et trois ponts d’or, décroche une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris. Son chef-d’œuvre lui vaut également un classement hors concours et un siège permanent de membre du jury aux Expositions dès 1901.
 
Devenu l’emblème de GP, « le calibre Tourbillon sous Trois Ponts est aujourd’hui considéré comme le plus ancien mouvement de montre en fabrication dans le monde – sa structure générale demeurant inchangée depuis les années 1860 » indique la marque dans son communiqué.
 
À la fin des années 1970, en plein essor du quartz, Girard-Perregaux prend le pari d’un retour aux montres mécaniques traditionnelles et décide de rééditer 20 exemplaires de sa fameuse montre de poche Tourbillon sous Trois Ponts d’Or de 1889.
 
Dix ans plus tard, en 1991, nouvelle prouesse à l’occasion du bicentenaire de la Manufacture : le Tourbillon sous Trois Ponts d’Or est miniaturisé pour la première fois aux dimensions d’une montre-bracelet.
 
Pour la petite histoire, soulignons également que cette architecture minimaliste évoque aussi la symbolique du chiffre trois, base de la mesure du temps et la trinité « passé, présent et futur ».

Montres-de-luxe.com | Publié le 30 Septembre 2022 | Lu 5033 fois