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quand la Haute Horlogerie rencontre la Silicon Valley : quand OpenAI offre des Vanguart à ses cadres !


Par | Publié le 01/09/2026 à 02:00 | mis à jour le 30/08/2026 à 14:43

La Silicon Valley avait ses sweats à capuche, ses bureaux ouverts et ses stock-options. Elle découvre aujourd’hui un autre marqueur de statut : la montre de luxe ! L’information aurait pu prêter à sourire si elle ne révélait pas une évolution plus profonde. Sam Altman, patron d’OpenAI, a commandé une série très confidentielle de montres à Vanguart, jeune maison indépendante suisse spécialisée dans les créations horlogères contemporaines. Sept pièces seulement, réalisées sur une base d’Orb en titane, dont une pour lui-même et six destinées à des collaborateurs proches.


Quand le « corporate gift » devient une montre de collection

Une montre offerte par une entreprise à ses collaborateurs n'a rien de nouveau. Les maisons horlogères produisent depuis longtemps des séries plus ou moins confidentielles destinées à des sociétés, des institutions ou des organisations professionnelles.
 
Certaines entreprises utilisent également depuis des décennies la montre comme cadeau de départ, récompense ou symbole d'ancienneté.
 
Mais l'échelle et surtout la nature des pièces choisies par OpenAI sont différentes.
 
Pour un groupe de plusieurs centaines de collaborateurs, Tudor constitue une solution relativement accessible et immédiatement identifiable. Pour le cercle très restreint des dirigeants, Vanguart change complètement de registre.
 
La jeune maison suisse produit à une échelle infinitésimale comparée aux grands noms de l'industrie. Ses créations, très haut de gamme et particulièrement techniques, s'inscrivent dans cette nouvelle horlogerie indépendante qui privilégie les volumes confidentiels, les architectures contemporaines et une forte personnalisation.

​Sept Vanguart pour un cercle très restreint

Les sept pièces commandées à Vanguart sont basées sur l'Orb en titane (nb : les modèles en photo sont des modèles en catalogue pas ceux d'OpenAI). Le choix du modèle est déjà révélateur. L'Orb ne cherche pas à reproduire les codes traditionnels de la montre classique.
 
Sa construction très sculpturale et son architecture mécanique appartiennent davantage à cette génération de haute horlogerie indépendante qui revendique une certaine proximité esthétique avec l'univers technologique.
 
Le choix de Vanguart apparaît ainsi particulièrement cohérent avec l'identité d'OpenAI. La commande aurait donc mobilisé une part significative des effectifs de la manufacture suisse, qui ne compte qu'une trentaine de personnes.
 
Quand le langage de l'intelligence artificielle entre dans le mouvement
La personnalisation ne s'arrête pas au logo d'OpenAI. Les montres multiplient les références à la culture interne de l'entreprise et à l'univers de l'intelligence artificielle.
 
Le logo OpenAI apparaît sur le cadran tandis que le rotor porte la formule « COMPUTE IS DESTINY ». Le poussoir associé à la couronne reprend le terme « SCALING », vocabulaire directement emprunté à la logique de développement des modèles d'intelligence artificielle.
 
Mais c'est au dos de la montre que le clin d'œil devient particulièrement intéressant : if AGI.aligned: deploy()
 
Une ligne de code Python qui résume, avec une certaine ironie, l'une des problématiques centrales de l'intelligence artificielle générale : à quelles conditions un système suffisamment avancé peut-il être déployé ?

​Et une Tudor pour les reste de employés

Pour la majorité des collaborateurs, le choix de la direction s'est porté sur Tudor (nettement plus « abordable » en terme de prix à grosse échèlle). Ainsi, environ 400 employés auraient reçu une montre portant une gravure : « Good Research Takes Time ».
 
L'initiative d'OpenAI n'est d'ailleurs pas totalement inédite. Depuis plusieurs années, certaines entreprises technologiques ont commencé à utiliser la montre comme symbole d'appartenance.
 
Facebook avait notamment déjà fait réaliser des Tudor personnalisées pour certains de ses collaborateurs. Ce précédent est important car il montre que le phénomène ne commence pas avec Sam Altman.
 
Dans un monde où la technologie cherche à tout accélérer, porter une montre mécanique revient paradoxalement à porter au poignet un rappel du temps long !