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De la protection des montres de valeur : un concept installé mais encore en quête d'adoption


Par | Publié le 11/03/2026 à 03:25 | mis à jour le 11/03/2026 à 03:34

Depuis une dizaine d’années, le rapport des collectionneurs à leurs montres a profondément évolué. Longtemps conservées dans un cadre privé ou réservées à des occasions particulières, les pièces horlogères de valeur accompagnent aujourd’hui leurs propriétaires dans la vie quotidienne. Cette évolution, portée par l’essor du marché de l’occasion, la visibilité accrue des montres sur les réseaux sociaux et une culture horlogère plus ouverte, a naturellement fait émerger une question nouvelle : celle de leur protection hors du domicile.



L'assurance-montre, une problématique identifiée depuis longtemps

Face à cette réalité, plusieurs solutions spécialisées ont vu le jour dès le milieu des années 2010 -Watch for life, Hiscox  et même AP Coverage service, l’assurance-montre d’Audemars Piguet-, proposant une approche différente des assurances traditionnelles.
 
Pourtant, malgré un contexte favorable, ces services peinent encore à s’imposer durablement auprès des collectionneurs.
 
Le constat n’est pas récent. Avec la hausse continue de la valeur des montres de collection et la multiplication des modèles atteignant des prix à six chiffres sur le marché secondaire, les risques associés au port quotidien se sont accentués.

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Quand il devient dangereux de porter sa montre dans les grandes villes d'Europe

Selon différentes estimations du secteur, plus de 110.000 montres seraient déclarées volées chaque année dans le monde (et surtout en Europe, probablement le continent le plus à risque), représentant une valeur cumulée d’environ 1,8 milliard d’euros.
 
Dans les grandes métropoles (Londres, Barcelone, Paris, Saint-Tropez et même Genève) les vols ciblant les montres de luxe sont devenus un sujet récurrent, alimentant une forme de vigilance nouvelle chez les propriétaires.

D’autant que certains voleurs n’hésitent pas utiliser la violence. On se souvient de la mort récente, d’un jeune collectionneur à Londres.

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L’émergence des passeports numériques horlogers

Or, les assurances habitation classiques offrent souvent une couverture limitée dès lors que la montre est portée à l’extérieur (même à l’intérieur, il convient d’apporter de nombreuses preuves).

Cette lacune a ouvert la voie à l’apparition d’acteurs spécialisés proposant des couvertures dédiées aux objets horlogers.
 
Dès la fin des années 2010, plusieurs initiatives ont tenté d’introduire des solutions combinant assurance, traçabilité et documentation numérique.

L’idée : créer un « passeport digital » permettant d’identifier une montre, d’en centraliser l’historique et de faciliter les démarches en cas de vol ou de sinistre.
 
Ces plateformes reposent généralement sur quelques principes communs : enregistrement certifié de la montre, couverture tous risques incluant le port quotidien, gestion digitale des collections, déclaration simplifiée en cas de vol et mise en liste noire destinée à compliquer la revente sur le marché secondaire.
 
Sur le papier, le modèle répond à une évolution évidente des usages et à une demande croissante de sécurisation du patrimoine horloger.

Assurance-montre : une adoption encore limitée

Malgré ces atouts, la démocratisation reste lente. Plusieurs facteurs expliquent cette adoption mesurée.
 
D’abord, une culture historiquement discrète du collectionneur horloger, peu enclin à centraliser des informations sensibles concernant ses pièces. Ensuite, une confiance encore forte envers les solutions d’assurance traditionnelles, même lorsque leur couverture se révèle partielle.
 
S’ajoute également une certaine inertie du marché : beaucoup de propriétaires ne s’intéressent à la protection spécialisée qu’après un incident, plutôt qu’en amont.
 
Enfin, le caractère relativement nouveau des technologies de certification numérique suscite encore des interrogations quant à leur pérennité et leur reconnaissance internationale.

​Un marché peut-être en avance sur ses usages

Paradoxalement, tous les indicateurs semblent pourtant alignés : hausse des valeurs, mobilité accrue des montres, internationalisation du marché et digitalisation progressive de la traçabilité des objets de luxe.
 
Des plateformes comme Watch Cover (nouvel arrivant sur le marché issu de Watch Certificate) illustrent cette tentative d’apporter une réponse globale mêlant assurance spécialisée et identité numérique horlogère.

Mais comme souvent dans l’univers horloger, où la confiance se construit sur le temps long, l’adoption pourrait suivre un rythme plus lent que celui de l’innovation elle-même.
 
Reste une question ouverte : ces solutions représentent-elles une évolution structurelle inévitable de la collection horlogère moderne, ou un service encore en avance sur les habitudes de ses utilisateurs ?

​Watch Cover en quelques mots

Grâce à une technologie de passeport numérique spécialisée dans l'horlogerie, Watch Cover est capable d'offrir une protection complète pour les montres avec une souscription 100% digitale : couverture tous risques, monde entier, dommages accidentels, vol, y compris hors du domicile, souscription instantanée, adapté à toutes les montres, y compris vintage, gestion de collection, pPas de franchise, indemnisation basée sur la valeur certifiée
 
En cas de vol, la déclaration s'effectue directement en ligne, permettant de placer instantanément la montre en liste noire, d'alerter les acteurs concernés, de compliquer fortement sa revente et de maximiser les chances de la retrouver.




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