Démêler le vrai du faux avec Watchfinder


Face à l’arrivée sur le marché de copies de montres de luxe (surtout des Rolex) de très « haute qualité », le site Internet Watchfinder propose une analyse de la fameuse Daytona en acier avec lunette céramique, quasiment introuvable en boutique et qui se négocie pratiquement au double de sa valeur sur le marché parallèle.



C’est un véritable souci pour les marchands d’occasion qui proposent également dans leurs vitrines des montres neuves vendues sur le marché parallèle. Parmi elles, de nombreuses Rolex, souvent avec lunette céramique. Donc, des références récentes.
 
En effet, toutes ces références de Professionnels, sont pratiquement inaccessibles sur le marché du neuf : les détaillants ne sont pas livrés ou reçoivent ces pièces au compte-goutte (une de chaque par mois et encore…). Dans ce contexte, on « comprend » l’intérêt des faussaires à fabriquer à à vendre ces montres qui se revendent bien au-delà du prix du neuf !
 
Mais pour que ces fausses montres puissent se vendre sur le marché parallèle, il faut qu’elles soient de très haute qualité et qu’elles « ressemblent » à l’original dans ses moindres détails. Ce qui était encore difficile il y a encore quelques années, devient plus réalisable de nos jours avec le développement et l’accessibilité de la technique.

Ces « fausses » proviennent en grande partie de Chine. Or, les Chinois possèdent les mêmes machines-outils que les Suisses et leur savoir-faire s’est très largement développé au cours des dix dernières années. Sans compter l’aide de l’impression 3D et des logiciels de créations. Et sans compter également, que les contrefacteurs utilisent de plus en plus, pour les modèles haut de gamme, des matières premières similaires, voire identiques.
 
Dans ce contexte, Watchfinder s’est penché sur la fameuse Rolex Daytona réf. 116500 LN. Un graal inaccessible à la plupart des amateurs de la marque à la couronne. Les listes d’attente chez les détaillants sont pleines à craquer et les délais pour en recevoir une, dépassent l’entendement.
 
La difficulté réside dans le fait que les faussaires utilisent pour « les meilleures copies » (elles sont classées par grades) du véritable acier 904L (le même acier que Rolex) pour le boîtier et le bracelet et de la vraie céramique pour la lunette.
 
Le bracelet acier possède le même mécanisme de verrouillage complexe du fermoir et à l’intérieur, la montre embarque même une réplique du calibre 4130 de chez Rolex. Quant à la boite et aux papiers (même en format carte de crédit), ne vous y fiez pas, les faussaires sont bien évidemment capables de les reproduire à l’identique (voire, de fournir une vraie boite Rolex), ce n’est donc pas une preuve d’authenticité.
 
« Cette montre pourrait très facilement tromper un profane mais également un passionné chevronné » indiquent les spécialistes de Watchwinder. Pourtant, et heureusement, des différences existent : « c’est dans la délicatesse de la finition que les indices commencent à apparaître. Le fini miroir du cadran poli manque d’éclat comme sur le vrai modèle ».
 
Idem, on note des différences au niveau de l’impression des mentions qui se trouvent sur le cadran. Le lettrage est moins net que sur la montre véritable, souvent plus empatté. La précision de l’ajustement du bracelet est également plus aléatoire dans la fausse version (il existe parfois du « jeu » aux extrémités). Les détails complexes au niveau de la couronne et des poussoirs n’atteignent pas non plus le même niveau de finitions que l’on peut trouver sur la Rolex.
 
Au final, c’est dans de nombreux petits détails qu’il faut aller chercher les différences. Les professionnels et les véritables amateurs sauront s’y retrouver, mais les néophytes n’y verront que du feu !
 
Maintenant le calibre. Auparavant, une montre comme celle-ci aurait intégré une réplique ETA 7750 ou un « Chinese Seagull chronograph ». Plus maintenant ! Cette Daytona est dotée d’une réplique du calibre 4130 de chez Rolex. Donc même en ouvrant le fond de boite, cela reste difficile de se prononcer, seul, un véritable horloger et/ou un professionnel averti verra la différence…
 
Cette prolifération de copies haut de gamme est un problème de fond pour le marché de l’occasion et pour le « parallèle ». Désormais, il convient de faire très attention à ce que vous achetez (en gros toutes les « Professionnel céramique »). Dans tous les cas, n’achetez jamais ces montres en ligne à un quidam. Optez pour un vendeur réputé qui a pignon sur rue ; au moins, vous saurez vers qui vous tourner en cas de problème.

Montres-de-luxe.com | Publié le 24 Juin 2019 | Lu 2279 fois



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