Une mission qui reste encore peu documentée
C’est un renfort qui ne passe pas inaperçu dans l’industrie horlogère. Selon une information révélée le 15 octobre 2026 par le média français Glitz, François-Henry Bennahmias a été sollicité par Hublot pour une mission de conseil stratégique...
L’ancien directeur général d’Audemars Piguet va intervenir à la demande même de Jean Arnault, désormais responsable de la division horlogère de LVMH. Il ne s’agit pas d’un changement à la tête de Hublot : Julien Tornare conserve ses fonctions de directeur général.
La mission de François-Henry Bennahmias reste encore peu documentée. Dans un message interne cité par WatchPro, il est présenté comme un consultant chargé de faire bénéficier la marque de son expérience stratégique.
Ni la durée de cette collaboration ni son périmètre précis n’ont été rendus publics. Sollicitée par Hodinkee, la maison n’a pas souhaité commenter l’information.
L’ancien directeur général d’Audemars Piguet va intervenir à la demande même de Jean Arnault, désormais responsable de la division horlogère de LVMH. Il ne s’agit pas d’un changement à la tête de Hublot : Julien Tornare conserve ses fonctions de directeur général.
La mission de François-Henry Bennahmias reste encore peu documentée. Dans un message interne cité par WatchPro, il est présenté comme un consultant chargé de faire bénéficier la marque de son expérience stratégique.
Ni la durée de cette collaboration ni son périmètre précis n’ont été rendus publics. Sollicitée par Hodinkee, la maison n’a pas souhaité commenter l’information.
François-Henry Bennahmias, une décennie à la tête d’Audemars Piguet
Le choix de ce consultant ne doit rien à un recrutement ordinaire. François-Henry Bennahmias a dirigé Audemars Piguet pendant plus de dix ans, jusqu’à son départ à la fin de l’année 2023.
Sous sa direction, la manufacture du Brassus a considérablement renforcé son poids commercial, avec un chiffre d’affaires annuel dépassant les deux milliards de dollars selon les données rapportées par la presse spécialisée.
Cette réussite s’est notamment construite autour de la Royal Oak (et de l’Offshore), devenue l’une des montres les plus recherchées du marché du luxe.
Mais la stratégie développée durant cette période ne s’est pas limitée à un modèle emblématique. Audemars Piguet a renforcé son identité, cultivé une distribution sélective et multiplié les initiatives destinées à entretenir le lien entre la marque, ses clients et la culture contemporaine.
Il serait évidemment réducteur d’attribuer cette progression à un seul homme. Elle repose également sur l’histoire de la manufacture, son savoir-faire, ses équipes et l’attractivité d’une collection devenue incontournable.
Après son départ d’Audemars Piguet, l’entrepreneur a lancé The Honourable Merchants Group, une structure consacrée au développement d’activités dans l’univers du luxe et de l’artisanat.
Il a également dévoilé en juillet 2026 son projet de nouvelle marque horlogère, N3W5, dont le lancement est annoncé pour 2027 (est-ce toujours d’actualité ?).
Son arrivée comme consultant chez Hublot s’inscrit donc dans un parcours qui reste étroitement lié à l’industrie.
Ironie de l’histoire ? Il y a quelques années, FHB critiquait les Big Bang de Hublot qui, selon lui ressemblaient trop à des montres Royal Oak Audemars Piguet… Mais l’industrie du luxe oublie rapidement ce genre de choses.
Selon les estimations de Morgan Stanley relayées par Hodinkee, Hublot aurait réalisé environ 460 millions de francs suisses de chiffre d’affaires en 2025, soit un recul de l’ordre de 7% sur un an. Ces chiffres, qui ne constituent pas des résultats officiels publiés par la marque, donnent un éclairage sur le contexte (très mauvais) dans lequel intervient ce renfort.
Sous sa direction, la manufacture du Brassus a considérablement renforcé son poids commercial, avec un chiffre d’affaires annuel dépassant les deux milliards de dollars selon les données rapportées par la presse spécialisée.
Cette réussite s’est notamment construite autour de la Royal Oak (et de l’Offshore), devenue l’une des montres les plus recherchées du marché du luxe.
Mais la stratégie développée durant cette période ne s’est pas limitée à un modèle emblématique. Audemars Piguet a renforcé son identité, cultivé une distribution sélective et multiplié les initiatives destinées à entretenir le lien entre la marque, ses clients et la culture contemporaine.
Il serait évidemment réducteur d’attribuer cette progression à un seul homme. Elle repose également sur l’histoire de la manufacture, son savoir-faire, ses équipes et l’attractivité d’une collection devenue incontournable.
Après son départ d’Audemars Piguet, l’entrepreneur a lancé The Honourable Merchants Group, une structure consacrée au développement d’activités dans l’univers du luxe et de l’artisanat.
Il a également dévoilé en juillet 2026 son projet de nouvelle marque horlogère, N3W5, dont le lancement est annoncé pour 2027 (est-ce toujours d’actualité ?).
Son arrivée comme consultant chez Hublot s’inscrit donc dans un parcours qui reste étroitement lié à l’industrie.
Ironie de l’histoire ? Il y a quelques années, FHB critiquait les Big Bang de Hublot qui, selon lui ressemblaient trop à des montres Royal Oak Audemars Piguet… Mais l’industrie du luxe oublie rapidement ce genre de choses.
Selon les estimations de Morgan Stanley relayées par Hodinkee, Hublot aurait réalisé environ 460 millions de francs suisses de chiffre d’affaires en 2025, soit un recul de l’ordre de 7% sur un an. Ces chiffres, qui ne constituent pas des résultats officiels publiés par la marque, donnent un éclairage sur le contexte (très mauvais) dans lequel intervient ce renfort.
Jean Arnault reprend la main sur la stratégie horlogère de LVMH
Cette nomination intervient également dans une période de réorganisation au sein de LVMH. Jean Arnault, qui a notamment dirigé La Fabrique du Temps Louis Vuitton, supervise désormais un périmètre horloger élargi comprenant Hublot et Zenith -dont certains disent qu’elle pourrait être mise « en sommeil ».
Le groupe possède par ailleurs des maisons et des activités couvrant plusieurs segments de la haute horlogerie (Gerald Genta et Daniel Roth aux productions nettement plus confidentielles).
Faire appel à Bennahmias peut ainsi se lire comme la volonté de mobiliser une expérience extérieure au groupe, avec une connaissance approfondie du marché et des leviers de désirabilité propres aux montres de luxe.
Pour autant, aucune annonce ne permet à ce stade d'affirmer que le consultant sera chargé de revoir les collections, la distribution ou la politique commerciale de Hublot.
La question de fond demeure : comment renforcer l'attractivité de la marque sans diluer ce qui fait sa singularité ? Hublot n'a pas vocation à devenir Audemars Piguet.
Son histoire, son langage esthétique et son positionnement sont différents. L'expérience de Bennahmias pourrait toutefois nourrir une réflexion sur la manière de transformer une forte notoriété en désirabilité durable auprès des collectionneurs.
Il faudra désormais attendre les premières décisions concrètes pour mesurer la portée de cette collaboration. À ce stade, une chose est certaine : en faisant appel à l'un des dirigeants les plus marquants de l'horlogerie contemporaine, Jean Arnault envoie un signal fort sur l'importance accordée à l'avenir de Hublot au sein de LVMH.
Sources : Glitz, 15 octobre 2026 ; Hodinkee, 15 octobre 2026 ; WatchPro, 16 octobre 2026. La mission de conseil a été rapportée par ces médias, mais ses modalités détaillées n'ont pas été officiellement précisées par Hublot.
Le groupe possède par ailleurs des maisons et des activités couvrant plusieurs segments de la haute horlogerie (Gerald Genta et Daniel Roth aux productions nettement plus confidentielles).
Faire appel à Bennahmias peut ainsi se lire comme la volonté de mobiliser une expérience extérieure au groupe, avec une connaissance approfondie du marché et des leviers de désirabilité propres aux montres de luxe.
Pour autant, aucune annonce ne permet à ce stade d'affirmer que le consultant sera chargé de revoir les collections, la distribution ou la politique commerciale de Hublot.
La question de fond demeure : comment renforcer l'attractivité de la marque sans diluer ce qui fait sa singularité ? Hublot n'a pas vocation à devenir Audemars Piguet.
Son histoire, son langage esthétique et son positionnement sont différents. L'expérience de Bennahmias pourrait toutefois nourrir une réflexion sur la manière de transformer une forte notoriété en désirabilité durable auprès des collectionneurs.
Il faudra désormais attendre les premières décisions concrètes pour mesurer la portée de cette collaboration. À ce stade, une chose est certaine : en faisant appel à l'un des dirigeants les plus marquants de l'horlogerie contemporaine, Jean Arnault envoie un signal fort sur l'importance accordée à l'avenir de Hublot au sein de LVMH.
Sources : Glitz, 15 octobre 2026 ; Hodinkee, 15 octobre 2026 ; WatchPro, 16 octobre 2026. La mission de conseil a été rapportée par ces médias, mais ses modalités détaillées n'ont pas été officiellement précisées par Hublot.







