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Iris Ko : la passion des montres... sans anesthésie


Iris Ko, est anesthésiste en Californie et grande voyageuse. Elle est bien connue sur les réseaux sociaux par le biais de son compte Instagram « DoctorYellow », sur lequel elle présente ses divers garde-temps, plusieurs dizaines en collection. Elle a accepté de se confier sur sa passion en répondant sans détour à nos questions.



Votre première montre ?

Quand j’étais petite, je me souviens que mon oncle de Hong Kong nous offrait des montres de temps en temps, à mon frère et à moi. 
 
C’était dans les années 80. A l’époque, les montres numériques à quartz étaient populaires. Mes préférées étaient d’une part une montre-calculatrice et d’autre part, une Casio analogique-numérique, cette dernière, en partie parce qu’elle sentait le savon Irish Spring ! 
 
Plus tard, ma mère m’offrit une montre à quartz suisse lorsque j’ai obtenu mon diplôme universitaire. Mais je l’ai perdue quelque-part aux Pays-Bas lors de mon premier voyage en Europe, en 1999.
 
Heureusement, une tante m’a offert une autre montre à quartz, une Wenger que j’ai portée presque tous les jours pendant les 14 années suivantes jusqu’à ce qu’on me la vole ! C’était peut-être ma « première » montre.
 
Désolé, j’ai l’impression de raconter la même histoire que tous les autres collectionneurs de la GenX ! En fait, ma première vraie montre en tant que passionnée, c’était une Nomos Tangente avec date et réserve de marche. Je me la suis offerte avec mes propres sous quand je vivais encore à Hong-Kong. C’était beaucoup d’argent pour moi !
 
Mais ce n’est que quatre ans plus tard que j’ai enfin pu m’offrir le Graal horloger : une F.P.Journe Chronomètre Souverain en platine de 38 mm.
 

Votre dernier achat en date ?

Ma dernière montre, c’était ma toute première Audemars Piguet ; une Royal Oak automatique Réf. 15550ST de 37mm avec le cadran bleu nuit classique. J’avais refusé une Jumbo il y a quelques années (oui, oui, je sais !) et j’avais depuis, pratiquement renoncé à terminer la « sainte trinité ».
 
Et puis, fin février 2023, j’ai été surprise de recevoir l’appel tant attendu. D’autant qu’il est arrivé juste avant la récente augmentation des prix. Tout ce que je peux dire, c’est que si ce n’est pas difficile à obtenir, cela ne vaut probablement pas la peine de l’acheter !
 

Votre prochain achat ?

Eh bien là, je vais faire mes commissions… Ah vous voulez dire ma prochaine montre ? Franchement, je ne peux pas répondre à cela. On dit qu’il ne faut jamais dévoiler ses objectifs au risque qu’on ne puisse pas les atteindre ! Si vous voyez ce que je veux dire…
 
Mais en vérité, il y a bien d’autres modèles de grandes marques que j’aimerais m’offrir pour compléter ma collection. Chacun d’eux nécessitant d’un peu de chance et de beaucoup de patience. Ce n’est donc pas moi qui décide… Enfin, pas totalement.
 
Mais ce que je peux vous dire, c’est que le prochain garde-temps que je vais récupérer, ce sera une Naoya Hida Type 2C qui m’attend à Tokyo.

 

Êtes-vous plutôt une acheteuse réfléchie ou compulsive ?

Au début, quand j’ai commencé à collectionner, j’étais très réfléchie… Par exemple, lors de l’achat de ma toute première montre mécanique. Ensuite, j’ai eu ma période FOMO (fear of missing out) pendant laquelle j’ai eu l’impression d’être une « accumulatrice » !
 
Aujourd’hui, les choses ont évolué… Je me suis fixée les « premiers principes » de ma collection : esthétique, chronométrie et valeur durable.
 
Attention, ne vous méprenez pas ! J’aime toutes mes montres, mais je n’ai pas besoin d’en faire un musée non plus ! Le problème est que je ne porte pas la plupart de mes garde-temps et que je ne mets pas beaucoup celles que j’avais achetées pendant ma période « compulsive ».
 
Comme le dit Marie Kondo (ndlr : une consultante japonaise à succès spécialisée dans le rangement personnel), mes montres doivent m’apporter de la joie. Je garde donc cela à l’esprit et j’évite certains achats et je fais attention à ne pas jeter l’argent par les fenêtres !

 

Les trois caractéristiques pour qu’une montre vous plaise ?

Il me semble que j’ai déjà répondu à cette question, mais permettez-moi de compléter mon point de vue.
 
Le premier point est la beauté ou l’esthétique. J’aime les choses classiques comme les motifs guillochés par exemple, les proportions raisonnables, les matériaux de qualité et l’attention aux détails.  En fait, je veux que ma montre corresponde à ma personnalité : sobre et un peu « old-fashioned ». Trop grosse et trop avant-gardiste, ce n’est pas pour moi, je passe mon chemin.
 
Ensuite, parce que l’exactitude et la précision sont le but premier d’une montre, c’est mon deuxième point fondamental. Pendant des années, ma montre à quartz m’a permis d’arriver à l’heure à l’école et de prendre le bus.

J’ai utilisé ma montre pour chronométrer des naissances ou des interventions chirurgicales. Ma montre n’a pas besoin d’être certifiée « chronomètre » mais il vaut mieux qu’elle évite de me faire louper mon prochain avion !
 
Une montre, c’est un bien très personnel. C’est pour cela que je veux qu’elle ait une vraie valeur dans le temps. C’est le troisième point important. D’un point de vue financier, je préfère qu’elle prenne de la valeur bien évidemment.

C’est pourquoi je préfère les métaux précieux ; après tout, ma toute première montre était en platine, le métal éternel. Et peut-être aussi quelques diamants, éternels également ! Mais il n’y a pas que l’argent bien sûr. Il est important qu’une montre est une vraie valeur sentimentale aussi. Qu’elle marque les moments importants d’une vie.
 


Vos trois marques préférées ?

Ah, mais pourquoi donc tout doit-il être un multiple de trois ? Bon, très bien, voici donc ma réponse en forme de trio : Patek Philippe, Omega et Vacheron Constantin. Et je les aime pour des raisons très différentes.
 
Patek Philippe a été et est toujours à l’avant-garde de certaines de mes innovations préférées : la couronne de remontoir sans clé, le calendrier perpétuel et la répétition minutes. Vous apprécierez le fait que je pense en « trio » également. La marque est un peu « à l’ancienne » et elle évoque de belles histoires horlogères. Pour moi, c’est le summum !
 
Pour ce qui est d’Omega, pour moi, c’est l’entreprise horlogère la plus « démocratique » au monde. Et puis, en tant que collectionneuse de Speedmaster, la « montre de la Lune » est absolument incontournable.
 
J’apprécie aussi le fait que cette énorme entreprise horlogère qui effectue des tâches olympiennes (je n’ai pas pu résister à ce petit jeu de mot), prenne toujours le temps d’écouter les collectionneurs, leur donne ce qu’ils veulent et présente au monde un message d’inclusion au lieu d’exclusion. Les soirées Omega m’ont permis de rencontrer parmi les meilleures personnes qui soient !
 
Enfin, le dernier grand nom de ma trinité est Vacheron Constantin. Encore une « vieille dame » mais qui combine deux de mes aspects préférés indiqués précédemment : l’innovation et l’inclusivité.
 
Par exemple, même une petite collectionneuse comme moi peut avoir le sentiment de faire partie de la famille Vacheron Constantin. C’est important, car après tout, collectionner les montres, c’est aussi une affaire de relations. Et puis, il y a le département des Cabinotiers qui est vraiment unique en son genre. J’aimerais pouvoir leur commander une montre un jour… Si je gagne à la loterie !
 
Alors voilà, mes trois marques préférées ! Mais en revanche, si vous me demandiez quelle montre je choisirais si je ne pouvais en porter qu’une pour le reste de ma vie... Eh bien, ce serait une Rolex.  Désolée. Enfin, non, pas désolée !      

Montres-de-luxe.com | Publié le 23 Mars 2023 | Lu 12397 fois







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