montres-de-luxe
L'actualité des montres de luxe et des marques de Haute Horlogerie

Élégances

Malfroid Explorer II ; une bottine d'aventure pour la ville


Par | Publié le 16/10/2026 à 02:00 | mis à jour le 11/10/2026 à 09:16

Avec son cuir de buffle grainé, son montage norvégien et sa semelle crantée, la Malfroid Explorer II revendique un tempérament alpin sans renoncer à une certaine élégance urbaine. Une chaussure de caractère dont le nom évoque aussi, côté horloger, une célèbre montre-outil signée Rolex. Compter 480 euros.


Silhouette robuste pour chaussure de ville

Il y a des chaussures qui semblent avoir été conçues pour les rues de la ville et d’autres qui empruntent leurs codes à des univers plus exigeants. La Malfroid Explorer II appartient à cette seconde famille.
 
Avec sa tige montante, son cuir brun à l’aspect naturellement irrégulier, ses crochets de laçage et sa semelle fortement crantée, elle affiche une silhouette robuste qui ne cherche pas à dissimuler ses inspirations montagnardes.
 
Pour cette nouvelle version de son Explorer, la marque a retravaillé les proportions et la ligne de son modèle. L’objectif étant de conserver une chaussure visuellement affirmée tout en soignant son équilibre général. Le résultat associe une allure presque utilitaire à des lignes suffisamment sobres pour s’intégrer dans un vestiaire masculin contemporain. Et urbain.

​Un cuir de buffle au caractère affirmé

La matière constitue l’un des principaux éléments de personnalité de cette Explorer II. La version présentée ici fait appel à un cuir de buffle gras, au grain prononcé et à l’aspect « vivant ».

Son tannage végétal et son traitement ciré participent à son caractère, avec une surface qui assume les irrégularités naturelles du cuir plutôt que de rechercher une finition parfaitement lisse.
 
La doublure en veau apporte une autre dimension à la construction, tandis que le montage norvégien souligne l’orientation traditionnelle du modèle. Cette technique d’assemblage, appréciée pour sa robustesse et son esthétique, trouve naturellement sa place sur une chaussure inspirée de l’univers « outdoor ».
 
Sous le pied, la semelle commando microcellulaire St Moritz complète l’ensemble. Ses crampons marqués renforcent visuellement le caractère de la bottine, tandis que sa conception vise à associer accroche et confort.

La forme ronde, référence 333 chez Malfroid, participe également à son allure généreuse.
 
L’Explorer II ne cherche donc pas à reproduire une chaussure de randonnée technique. Elle en reprend plutôt certains codes pour les transposer dans une pièce de maroquinerie masculine pensée aussi pour la vie quotidienne.

​De la montagne au bitume

C’est sans doute là que réside l’intérêt de cette Malfroid. Une bottine de ce type peut sembler imposante au premier regard, mais son cuir brun et son dessin relativement épuré lui permettent d’envisager d’autres associations que le traditionnel pantalon de randonnée.
 
Avec un jean brut, un pantalon en velours côtelé ou une toile épaisse, elle s’inscrit naturellement dans un registre décontracté. Portée avec un pantalon en laine, un beau manteau et une maille sobre, elle peut également apporter une note plus aventureuse à une silhouette citadine. L’idée n’est pas de gommer son caractère, mais précisément de jouer avec lui.
 
Cette polyvalence correspond à une évolution du vestiaire masculin : les frontières entre vêtements fonctionnels et pièces urbaines sont devenues plus perméables. Une chaussure inspirée de la montagne peut ainsi trouver sa place en ville, à condition que ses proportions, ses matières et ses finitions conservent une certaine cohérence.

​Un nom qui parle aussi aux amateurs de montres

Le nom Explorer II évoquera évidemment autre chose aux passionnés d’horlogerie. En 1971, Rolex lançait son Explorer II, une montre conçue pour accompagner notamment les explorateurs polaires et les spéléologues.
 
Sa particularité résidait dans son aiguille supplémentaire de 24 heures, associée à une lunette fixe graduée, permettant de distinguer le jour de la nuit dans des environnements où les repères habituels peuvent disparaître (notamment dans les expéditions de spéléologie).
 
Le rapprochement avec la bottine Malfroid s’arrête ici : rien ne permet d’établir un lien entre les deux maisons ou une inspiration directe de la chaussure par la montre. Il existe néanmoins une parenté d’imaginaire, celle d’objets qui empruntent à l’exploration leurs codes de robustesse et leur identité visuelle.
 
Là où Rolex traduit cet univers dans l’acier, le cadran et la fonction GMT, Malfroid le transpose dans le cuir, la construction et la semelle. Deux expressions différentes d’une même idée : celle d’un équipement conçu pour affronter les éléments, mais qui n’a pas besoin de rester cantonné à son terrain d’origine.




À découvrir aussi :
< >

Montres par marque | Nouveautés | Au fil de l'actualité | Montres de luxe pour femme | Montres vintage et de collection | Montres mythiques | Bracelets et accessoires | Histoire des marques | Boutiques exclusives | Des livres et des montres | Un jour, une montre, un film | Portraits | En bref | Marché de l'occasion | Le temps d’une phrase par Alexis Francis-Bœuf | Les rendez-vous du Club-Chronos | Annuaire des horlogers (Paris) | Annuaire des horlogers (Province) | Vidéos | Élégances