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Patek Philippe Calatrava "Azulejos" : l'heure lisboète


Patek Philippe a présenté cette année à Baselworld, deux modèles de Calatrava en or gris de 38,6 mm en séries limitées alliant le légendaire calibre 240 automatique extra-plat à l’art de la peinture miniature sur émail. Deux références absolument somptueuses -5089G-61 et 5089G-062- qui reproduisent des azulejos en miniature. On se croirait dans les rues de Lisbonne. De toute beauté !



Les azulejos, d’origine arabe, se sont imposés comme un art national au Portugal et dans le sud de l’Espagne. Il s’agit de carreaux de faïence peints et émaillés que l’on assemble, comme une mosaïque, pour constituer des motifs pouvant revêtir des parois entières, à l’intérieur de bâtiments somptueux, mais aussi à l’extérieur, sur de nombreuses façades et constructions diverses. Il suffit de se promener dans les rues de Lisbonne pour s’en convaincre.
 
Un art de toute beauté dont l’éclat résiste aux intempéries, aux écarts de température, au rayonnement solaire, aux fortes pluies et à l’air salé. Les azulejos peuvent être multicolores ou monochromes, avec, dans ce dernier cas, une prédominance du bleu. Sandrine Stern, directrice du département de création de Patek Philippe, a été particulièrement séduite par l’idée de reproduire cette forme d’art en faisant appel à la peinture miniature sur émail, car cela représentait un véritable défi, qui ouvrait une nouvelle dimension à ce savoir-faire ancestral, devenu un métier rare.
 
Avec son mari et président de la manufacture Thierry Stern, elle a donc décidé de créer deux séries limitées de montres dont les cadrans représenteraient des azulejos aux fines nuances de bleu. Il va sans dire qu’il faut une très grande habileté pour parvenir à reproduire dans les moindres détails un décor d’azulejos bleus sous forme de peinture miniature sur émail sur les cadrans de ces deux Calatrava. 

Qu’il s’agisse du sujet de la référence 5089G-061 (Scène de pêche sur le Tage) ou de celui de la référence 5089G-062 (Le marché aux poissons). Le travail part d’une fine plaque ronde en or qui sert de « toile » pour le tableau miniaturisé. Cette plaque est d’abord dotée au verso d’une couche de contre-émail visant à empêcher toute déformation du cadran lors des passages successifs au four à 800-850°C.
 
Le recto reçoit ensuite un émaillage de base en blanc. L’artisan pose alors, touche par touche, ses différents tons de bleu afin de restituer le modèle (une scène de grand format en azulejos) dans ces dimensions réduites le plus fidèlement possible. Ce trompe-l’œil va jusqu’à imiter le relief du carrelage –comme si le cadran était constitué d’une multitude d’azulejos de très petite taille. Le logo Patek Philippe ainsi que l’indication « émail » sont également peints à la main dans la même tonalité de bleus que le sujet illustré.
 
Pour ce travail de précision, l’émailleur utilise de minuscules pinceaux, constitués d’un seul poil de martre pour les détails les plus infimes. Avant la pose de chaque couche, il prépare lui-même ses couleurs à base d’oxydes métalliques et d’huiles soigneusement sélectionnées qui lui donneront les nuances désirées. Il doit, pour cela, tenir compte à l’avance des modifications chromatiques qui interviendront pendant la cuisson, de manière différente d’une couleur à l’autre. 

Couche après couche, ce camaïeu de bleus est à chaque fois cuit au four, avec le risque que la moindre erreur durant la cuisson ne réduise à néant tout le travail déjà accompli. La fabrication d’un seul cadran de type « azulejos » exige une douzaine de passages au four, après lesquels la pièce doit à chaque fois refroidir lentement, de manière contrôlée, afin d’éviter des tensions et des fissures dans la masse d’émail. 
 
Patek a doté ces deux montres d’un boîtier rond classique Calatrava en or gris de 38,6 mm d’une grande sobriété, avec lunette lisse polie et attaches de bracelet se détachant doucement de la carrure. Il en va de même pour la forme épurée des aiguilles de type « dauphine » en or gris 18 carats, laissées de couleur or sur la référence 5089G-061, habillées d’un revêtement PVD bleu sur la référence 5089G-062.
 
Le temps est rythmé par le calibre 240 extra-plat à remontage automatique doté d’un mini-rotor excentré en or 22 carats inséré dans la platine. Ce mouvement, qui fête en 2017 son 40e anniversaire, remplit toutes les exigences du Poinçon Patek Philippe avec notamment des anglages polis et des gravures dorées. Ce moteur de haute précision peut être admiré à travers un fond en verre saphir protégé par une cuvette à charnière en or gris 18 carats. Le tout est complété par un bracelet en alligator grandes écailles carrées, cousu main, de couleur noire, équipé d’une traditionnelle boucle à ardillon en or gris 18 carats.  

Montres-de-luxe.com | Publié le 3 Avril 2017 | Lu 2469 fois



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