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Ultra : le retour d'un grand classique


Belle découverte à l’occasion de la Watch Fair 2016 de Hong Kong. Deux Français viennent en effet de relancer l’un des fleurons de l’horlogerie française des années 50/60 : Ultra. Une belle marque qui renait de ses cendres avec l’arrivée de son modèle Superautomatic. Une montre vintage de 38 mm disponible en acier ou acier PVD or jaune avec cadrans noir ou argent. Dans les 550 euros.



De nos jours, le vintage a le vent en poupe, d’où, la renaissance de nombreuses marques qui reviennent sur le marché en espérant « décrocher le jackpot » horloger. Les candidats sont nombreux, les franches réussites, nettement plus rares. Les raisons ? Des prix trop élevés, des modèles mal réinterprétés, des collections trop inégales, une image de marque trop confuses, etc.
 
Ce n’est clairement pas le cas d’Ultra, une marque qui fut fondée à l’origine en 1949 par Paul Maillardet à Morteau, fief français de l’horlogerie haut de gamme et mécanique. La marque a connu son heure de gloire jusqu’au années 70, vendant même des composants stratégiques à Citizen lorsque le géant japonais lança son tout premier calibre automatique. En 1969, Ultra équipa aussi la fameuse DS avec des horloges de bord.  

Puis Ultra périclita à la disparition de son créateur. Sans compter l’arrivée du quartz à peu près à la même époque qui condamna définitivement ce fleuron de l’horlogerie française… Aujourd’hui, Ultra renait de ses cendres. Et c’est une bonne nouvelle. D’autant que ses deux repreneurs ont vu juste. Ils redémarrent modestement et en douceur, avec un seul modèle et sans avoir la grosse tête, ni la prétention de certaines jeunes marques qui se lancent sur Kickstarter et qui ont le sentiment d’avoir réinventé l’horlogerie.
 
Ultra revient donc de belle manière avec sa Superautomatic. Il s’agit bien évidemment d’un hommage à la première montre de la marque, celle qui fut lancée en 1949. Le modèle est très proche du design du garde-temps d’origine nonobstant la taille du boitier en acier qui passe (heureusement) de 34 à 38 mm. Une taille parfaite qui pourra vous accompagner des années sans se démoder. En revanche, attention, avec son étanchéité à 10 mètres, votre garde-temps aura peur de l’eau ! De la pluie passe encore, mais pas de baignades ! C’est un peu dommage. 

Le cadran noir ou argent reprend celui d’origine, d’où son aspect vintage. Des index uniquement, aucun chiffre et une date qui s’inscrit à 3h pour une sobriété absolue. Les aiguilles de types Dauphine sont légèrement recourbées à leur extrémité. La police de caractère utilisée pour le nom de la marque et la dénomination du produit est également totalement raccord avec les années 50. Le tout, protégé par un verre hésalite. 
 
Côté moteur, ce garde-temps assemblé en France (d’où le « made in France » qui apparait sur le cadran à 6h), embarque un calibre automatique japonais de chez Seiko. Il s’agit du NH 15, un mouvement qui revendique une réserve de marche traditionnelle d’une quarantaine d’heures. Le tout se porte sur un bracelet en cuir et une édition est proposée avec un bracelet Nato aux couleurs de la France. « Last but not least », un packaging sympa et tricolore pour une montre dotée d’une belle « french touch ».

Jean-Philippe Tarot

Montres-de-luxe.com | Publié le 12 Septembre 2016 | Lu 4328 fois



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