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Yema : une Yachtingraf Tourbillon Maréographe à moins de 10.000 euros


Voici une montre qui devrait faire du bruit dans le landernau horloger. En effet, la maison horlogère française Yema vient de dévoiler sa Yachtingraf Tourbillon Maréographe, un garde-temps en acier ou en bronze (75 exemplaires de chaque) de 42,5 mm, étanche à 100 mètres, qui embarque un calibre franco-suisse tourbillon à remontage manuel et fonction maréographe. Pièce anniversaire pour les 75 ans de la marque. Compter 9.990 euros.



La Yachtingraf est un grand classique de chez Yema. Née en 1968, elle est issue des collections de la marque des années 70, qui proposait alors de montres sportives et françaises à une génération (les baby-boomers) de consommateurs en recherche de produits innovants.
 
Cette montre était spécialement destinée au monde de la voile, un secteur en plein essor à l’époque. La génération « loisir » était en marche. Cet imposant chronographe automatique (mouvement Valjoux), étanche à 200 mètres, indiquait alors le temps de régate avec son design très seventies.
 
Elle fut présentée à nouveau dans une nouvelle version il y a quelques années par Yema -marque en pleine relance depuis une décennie- et revient aujourd’hui dans une référence haut de gamme mais accessible en terme de prix (moins de 10.000 euros). Précisons aussi que les tourbillons en acier ou en bronze sont rares sur le marché...

Cette Yachtingraf Tourbillon Maréographe (garantie 5 ans) est proposée avec un boitier de 42,5 mm en acier ou en bronze (75 exemplaires numérotés de chaque), étanche à 100 mètres, embarquant un calibre franco-suisse tourbillon à remontage manuel (105 heures de réserve de marche grâce à son grand barillet) et fonction maréographe !
 
Comme le souligne Chritopher Bôle, directeur général de Yema et responsable du desgin, « la Yachtingraf Tourbillon Maréographe a été conçue en tant que véritable montre-outil capable de résister aux conditions les plus extrêmes ».
 
Cette dernière est dotée d’un verre saphir double dôme, d’une lunette de plongée en saphir unidirectionnelle, d’une étanchéité à 100 mètres, d’une très haute résistance antimagnétique (2000 Gauss), d’une grande résistance aux chocs (5000 G) et de la complication d'indication de marée. Bref, un tourbillon pour un usage quotidien.

La fonction maréographe n’est pas nouvelle en horlogerie puisqu’elle remonte à la fin du 19ème siècle. Les modèles relativement récents les plus connus sont bien évidemment la Maréographe d’Heuer datant des années 50 et la Corum Admiral’s Cup des années 80. Il existe aussi une version à quartz chez Herbelin.
 
Plus concrètement, cela permet l’affichage du niveau des marées en fonction des mouvements de la Lune. Bon, on ne va pas se mentir, cette fonction n’est pas très utile au quotidien pour les citadins ! C’est surtout bien utile pour les marins, les baigneurs, les promeneurs en bord de mer mais également les surfeurs !
 
Dans la pratique, cette complication est ici placée dans un sous-compteur à midi sur le cadran. Elle indique la marée haute quand la petite aiguille est en haut et la marée basse quand la petite aiguille est en bas, effectuant un demi-tour de cadran (passage de marée haute à marée basse) toutes les 6h 12m 7,89s et un tour complet toutes les 12h 25m 15,79s.

La lunette tournante est composée d’un insert avec une graduation 0-60 et d’un repère luminescent à 12h (même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une plongeuse). Ces deux éléments sont recouverts et protégés par un dôme en saphir inrayable. La partie inférieure de la lunette est crantée et facilite l’utilisation de son système de rotation unidirectionnel.
 
Le cadran arbore une finition noire soleillée -pour les deux versions- et emprunte les codes esthétiques qui ont fait le succès des modèles Yachtingraf d’époque. Les couleurs rouge et bleu du maréographe ainsi que les index acier « bâtons » en applique revêtus de Superluminova font échos aux Yachtingraf des années 1970.
 
Quant au cœur ouvert du cadran à 6h, il permet d’admirer l’animation du mécanisme du tourbillon. A noter que le Y du Logo Yema est directement incrusté dans la petite aiguille du compteur du maréographe afin de laisser l’ensemble du cadran finalement très épuré.

Le fond du boîtier présente un verre saphir qui permet d’admirer le calibre. Comme indiqué précédemment, la boîte est disponible en acier ou en bronze avec des finitions « brossé vertical », des cornes biseautées polies et une lunette en brossé circulaire.
 
Le tourbillon Calibre Manufacture Morteau 30 (CMM.30, 3Hz, 130 composants) est « entièrement conçu et développé par Olivier Mory à La Chaux-de-Fonds, les organes réglants sont fabriqués en Suisse tandis que les ponts et platines sont usinés par Yema dans ses ateliers de Morteau » assure la marque dans son communiqué.
 
Avec sa partie réglante suisse, ce tourbillon assure des performances élevées (proches du COSC). Le balancier à inertie variable régule l'isochronisme pour une précision et une stabilité durables. En l'absence de régulateur, la durabilité du spiral est accrue, tout comme la précision à long terme offrant un écart de marche compris entre –3 et +7 secondes par jour.

Ce calibre dispose d’un seul grand barillet optimisé pour assurer une réserve de marche de 105 heures. Usiné par Générale Ressorts spécifiquement pour le CMM.30, il est décentré afin de laisser suffisamment de place à côté pour les rouages et le balancier et préserver ainsi une épaisseur réduite du calibre.
 
« L’architecture du pont de la cage du tourbillon avec son balancier à inertie variable (absence de raquette) et les amortisseurs de choc usinés par Kif rendent le CMM.30 insensible aux chocs, aux vibrations et aux accélérations jusqu'à 5 000 G dans toutes les directions » précise encore Yema dans son communiqué.
 
Côté finition, la partie légèrement squelettée des ponts et sa forme incurvée fait référence aux vagues des premières grandes marées. Au lieu de la traditionnelle décoration « guilloché », la marque a opté pour un revêtement minimaliste afin d'accentuer l'aspect contemporain de ce calibre.
 
Le traitement par satinage et microbillage de la platine et des ponts est réalisé en couleur noire grâce à la toute dernière technologie ALD (ou Atomic Layer Deposition) par un spécialiste suisse des revêtements décoratifs nanométriques, fournisseur des marques suisses haut de gamme.
 
Enfin, le bracelet FKM a été étudié pour une utilisation intensive dans toutes les conditions extrêmes grâce à son matériau Viton léger, souple et très résistant ainsi qu'à la poussière. Il est muni d'une boucle déployante soit en acier inoxydable 316L soit en IP bronze.

Montres-de-luxe.com | Publié le 6 Octobre 2023 | Lu 17476 fois