On le sait, le secteur horloger suisse traverse une période de réajustement et Zenith n’y échappe pas ! Cela fait même déjà quelques années que la marque souffre (produits, prix, etc.)…
Selon le quotidien Le Temps, la manufacture a annoncé, le 22 octobre 2026, l’ouverture d’une procédure de consultation en vue d’un licenciement collectif.
Une centaine de postes (soit 50% du personnel) pourraient être supprimés au Locle, où travaillent environ 200 collaborateurs. À l’international, une centaine d’autres emplois seraient également menacés, dans le cadre d’une réduction du réseau de distribution et des boutiques.
À la tête de la marque depuis janvier 2024, Benoit de Clerck entend engager un virage stratégique vers le très haut de gamme (ce que la marque est totalement capable d’accomplir).
La direction évoque un marché durablement transformé, sous l’effet notamment du franc suisse fort, des droits de douane américains et du ralentissement de marchés importants, dont le Moyen-Orient et l’Asie.
Ce repositionnement intervient alors que Zenith cherche depuis plusieurs années à retrouver une dynamique commerciale durable.
La manufacture dispose pourtant d’atouts historiques solides : une longue tradition de chronométrie, une véritable maîtrise de la fabrication des mouvements et des calibres qui ont marqué l’histoire de l’horlogerie mécanique -El Primero par exemple.
L’enjeu sera désormais de transformer ces compétences en un positionnement plus affirmé dans la haute horlogerie, tout en adaptant les structures industrielles et commerciales aux volumes attendus.
Un défi important pour cette maison fondée au Locle en 1865, dont le savoir-faire technique constitue l’un des principaux arguments de légitimité.
Source : Le Temps, Stéphane Gachet, « Zenith se repositionne sur le très haut de gamme : 100 emplois menacés au Locle », 22 octobre 2026.
Zenith, une manufacture marquée par l’innovation
1969 : El Primero. La manufacture présente l’un des premiers chronographes automatiques intégrés au monde. Son mouvement à haute fréquence, battant à 36 000 alternances par heure, permet de mesurer le dixième de seconde. Il demeure aujourd’hui l’un des calibres emblématiques de la marque.
La précision chronométrique. Zenith s’est distinguée dans les concours de chronométrie, notamment avec le calibre 5011K, qui a établi des performances de référence dans sa catégorie.
2008 : Defy Xtreme Zero-G. Zenith explore de nouvelles solutions pour compenser les effets de la gravité sur la marche d’une montre, avec un dispositif gyroscopique particulièrement complexe.
2017 : Defy Lab. La manufacture présente un oscillateur monolithique en silicium destiné à remplacer l’ensemble balancier-spiral traditionnel. Cette architecture expérimentale illustre sa volonté de remettre en question certains principes fondamentaux de la régulation mécanique.
Ces développements témoignent d’une capacité à innover qui pourrait constituer un levier pour son ambition dans la haute horlogerie. Reste à savoir comment Zenith traduira cet héritage technique en une stratégie commerciale pérenne.







