KERIS, objets mécaniques depuis cinq ans
Nous passons beaucoup de temps à admirer les mouvements horlogers à travers un fond saphir ou sous la loupe d’un horloger. Mais que se passerait-il si l’on pouvait les observer depuis l’autre bout d’une pièce, distinguer chaque rouage et voir le balancier battre sans avoir à plisser les yeux ?
C’est précisément le terrain de jeu de KERIS, une entreprise suisse qui a choisi de changer radicalement notre échelle d’observation de la mécanique.
Fondée en 2021 à Neuchâtel en Suisse par Marie-Aude Acker et Guillaume Sireyx, KERIS s’inscrit dans une région historiquement liée à l’horlogerie et à la pendulerie. D’ailleurs, les deux fondateurs ont travaillé dans l’industrie horlogère suisse avant de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale.
Leur ambition : faire revivre un savoir-faire mécanique tout en lui donnant une expression contemporaine. Car KERIS ne fabrique pas des montres…
Cette jeune pousse conçoit des objets mécaniques de grande dimension, destinés à révéler ce que les amateurs recherchent souvent au cœur d’un garde-temps : l’architecture du mouvement, l’interaction des composants et cette fascinante transformation d’une énergie emmagasinée en mouvement régulier.
Comme on peut en voir, parfois, chez certaines marques horlogères qui exposent dans leurs magasins des reproductions de calibres en format XXL…
C’est précisément le terrain de jeu de KERIS, une entreprise suisse qui a choisi de changer radicalement notre échelle d’observation de la mécanique.
Fondée en 2021 à Neuchâtel en Suisse par Marie-Aude Acker et Guillaume Sireyx, KERIS s’inscrit dans une région historiquement liée à l’horlogerie et à la pendulerie. D’ailleurs, les deux fondateurs ont travaillé dans l’industrie horlogère suisse avant de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale.
Leur ambition : faire revivre un savoir-faire mécanique tout en lui donnant une expression contemporaine. Car KERIS ne fabrique pas des montres…
Cette jeune pousse conçoit des objets mécaniques de grande dimension, destinés à révéler ce que les amateurs recherchent souvent au cœur d’un garde-temps : l’architecture du mouvement, l’interaction des composants et cette fascinante transformation d’une énergie emmagasinée en mouvement régulier.
Comme on peut en voir, parfois, chez certaines marques horlogères qui exposent dans leurs magasins des reproductions de calibres en format XXL…
MECA, le mouvement « grand format »
Avec sa collection MECA, KERIS transpose cette ambition dans un objet qui ressemble, au premier regard, à un immense calibre de montre. Les rouages, les ponts, le balancier et les différents éléments mécaniques deviennent suffisamment grands pour être observés sans instrument grossissant.
Le résultat est étonnant. Là où l’horlogerie traditionnelle concentre des dizaines de composants dans un espace de quelques centimètres, KERIS développe une interprétation à grande échelle qui rend leur fonctionnement immédiatement perceptible.
Cette démarche ne consiste pas simplement à agrandir des pièces existantes. Changer d’échelle implique de repenser les composants, les tolérances, les frottements et les contraintes mécaniques. Les questions de poids et d’inertie prennent une importance nouvelle, tandis que les surfaces doivent conserver un niveau de finition digne de l’univers horloger.
Le MECA 01 (sold out, mais il existe une autre version) s’appuie sur le calibre mécanique OM10 développé par Open Movement.
Son architecture est réinterprétée pour fonctionner à une dimension bien supérieure, dans un ensemble composé de 86 éléments de précision. Le mécanisme atteint un diamètre de 220 mm pour un poids de 2,2 kg. Sa réserve de marche annoncée est de 50 heures.
L’objet se remonte manuellement et reprend vie sous les yeux de son propriétaire. Il ne s’agit donc pas d’une simple reproduction statique, mais bien d’une sculpture mécanique animée, conçue pour rendre tangible la complexité d’un mouvement horloger.
Le résultat est étonnant. Là où l’horlogerie traditionnelle concentre des dizaines de composants dans un espace de quelques centimètres, KERIS développe une interprétation à grande échelle qui rend leur fonctionnement immédiatement perceptible.
Cette démarche ne consiste pas simplement à agrandir des pièces existantes. Changer d’échelle implique de repenser les composants, les tolérances, les frottements et les contraintes mécaniques. Les questions de poids et d’inertie prennent une importance nouvelle, tandis que les surfaces doivent conserver un niveau de finition digne de l’univers horloger.
Le MECA 01 (sold out, mais il existe une autre version) s’appuie sur le calibre mécanique OM10 développé par Open Movement.
Son architecture est réinterprétée pour fonctionner à une dimension bien supérieure, dans un ensemble composé de 86 éléments de précision. Le mécanisme atteint un diamètre de 220 mm pour un poids de 2,2 kg. Sa réserve de marche annoncée est de 50 heures.
L’objet se remonte manuellement et reprend vie sous les yeux de son propriétaire. Il ne s’agit donc pas d’une simple reproduction statique, mais bien d’une sculpture mécanique animée, conçue pour rendre tangible la complexité d’un mouvement horloger.
Une nouvelle manière de vivre l’horlogerie
L’intérêt de KERIS dépasse le seul cadre de sa collection destinée aux particuliers. L’entreprise développe également des créations et des installations sur-mesure pour des maisons horlogères, des espaces de présentation et des projets d’exposition.
Ses réalisations permettent de transformer un mécanisme, souvent dissimulé derrière un cadran ou un fond de boîte, en véritable élément scénographique.
Le spectacle d’un mécanisme en mouvement possède quelque chose d’universel. On peut en apprécier la beauté sans connaître la différence entre un échappement à ancre et un balancier, simplement en observant la succession des mouvements et la précision de leur coordination.
À Neuchâtel, la maison explore une voie originale, entre héritage horloger, ingénierie et design contemporain. Une manière de rappeler que, derrière le cadran d’une montre, se trouve un univers mécanique qui mérite de sortir de l’ombre.
Et si, finalement, le mouvement était aussi beau lorsqu’il cessait de donner l’heure pour devenir le spectacle lui-même ?
Ses réalisations permettent de transformer un mécanisme, souvent dissimulé derrière un cadran ou un fond de boîte, en véritable élément scénographique.
Le spectacle d’un mécanisme en mouvement possède quelque chose d’universel. On peut en apprécier la beauté sans connaître la différence entre un échappement à ancre et un balancier, simplement en observant la succession des mouvements et la précision de leur coordination.
À Neuchâtel, la maison explore une voie originale, entre héritage horloger, ingénierie et design contemporain. Une manière de rappeler que, derrière le cadran d’une montre, se trouve un univers mécanique qui mérite de sortir de l’ombre.
Et si, finalement, le mouvement était aussi beau lorsqu’il cessait de donner l’heure pour devenir le spectacle lui-même ?










