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La Chine va supprimer les droits de douane sur les montres suisses


Par | Publié le 03/11/2026 à 03:00 | mis à jour le 02/11/2026 à 09:48

C'est une avancée importante pour l'industrie horlogère suisse. Le 30 octobre 2026, la Suisse et la Chine ont signé à Pékin un protocole modernisant leur accord de libre-échange bilatéral, entré en vigueur en juillet 2014. Parmi les principales mesures annoncées figure la suppression progressive des droits de douane chinois sur les montres suisses.


Un accord commercial qui pourrait changer la donne pour l'horlogerie helvétique

Jusqu'à présent, seule une très faible proportion des exportations horlogères helvétiques vers la Chine bénéficiait d'une exonération douanière.
 
Jusqu'à présent, les montres suisses restaient soumises à des droits de douane chinois qui, selon les catégories de produits, pouvaient atteindre 4 à 8 %.
 
Une situation d'autant plus pénalisante que, dans le cadre de l'ancien accord de libre-échange, seule une infime partie des exportations horlogères helvétiques vers la Chine, environ 1%, bénéficiait d'une exonération douanière.
 
Le nouvel accord prévoit désormais une suppression progressive de ces droits, avec pour objectif de porter à 100% la part des montres suisses entrant en Chine en franchise de droits.

​Il ne s'agit toutefois pas d'une suppression immédiate

Le protocole doit encore suivre les procédures d'approbation nationales avant son entrée en vigueur. La libéralisation sera ensuite progressive, selon des calendriers pouvant aller jusqu'à dix ans en fonction des catégories de produits.
 
Autre précision importante : la disparition des droits de douane ne signifie pas la fin de toute taxation. Les montres importées resteront notamment soumises à la taxe chinoise sur la consommation applicable aux produits de luxe.

Une perspective favorable pour les grands noms de l'horlogerie helvétique

Pour les grandes maisons horlogères suisses, de Rolex à Patek Philippe en passant par Audemars Piguet, Omega ou Vacheron Constantin, cette évolution constitue néanmoins une perspective favorable.
 
La Chine demeure un marché majeur pour l'horlogerie helvétique, et l'amélioration des conditions d'accès pourrait, à terme, contribuer à renforcer la compétitivité des manufactures suisses (largement mises à mal ces dernières années…).
 
Un accord à suivre de près, même si ses effets concrets ne seront pas immédiats.