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MB&F Legacy Machine 2 : fascinante…


En 2011, Maximilian Busser et ses amis (MB&F) nous coupait le souffle avec son admirable Legacy Machine. Une montre d’avant-garde rendant un prodigieux hommage aux horlogers du 18ème siècle. Deux ans plus tard, MB&F poursuit le développement de cette collection avec l’arrivée de la Legacy Machine 2. Toujours développée en partenariat avec Jean-François Mojon et Kari Voutilainen. On ne change pas une équipe qui gagne. Certes, l’étonnement de la première fois a disparu… Mais la magie reste intacte. Max et ses amis ont le don de nous faire rêver et de nous replonger en enfance avec des montres totalement hors-normes et mystérieuses…



MB&F Legacy Machine 2 or rose
La collection des Legacy Machines réinterprètent de manière étonnante des inventions signées par les plus grands horlogers de l’histoire. Si la Legacy Machine N°2 apparaît contemporaine, avec ses deux balanciers suspendus à quatre arches haut au-dessus du cadran, cela n’a rien de paradoxal. Il ne faut pas s’y tromper, c’est une montre inscrite dans la lignée d’une histoire, longue de 250 ans, tracée par trois des plus grands horlogers qui aient jamais vécu : Abraham-Louis Breguet (1747-1823), Ferdinand Berthoud (1727-1807) et Antide Janvier (1751-1835). Explications…
 
Ces légendes horlogères du XVIIIe siècle ont en commun non seulement leur génie créatif mais aussi le fait qu’ils aient construit des pendules et montres à deux balanciers. Oscillant en hauteur, le double balancier mis à l’honneur dans la LM2 s’inspire des doubles régulateurs historiques et leur rend hommage. Ces mécanismes sont parmi les plus rares dans l’horlogerie. Plus rares encore sont les modèles qui régulent un seul train de rouages –on trouve plus souvent deux mouvements indépendants. Dans la Legacy Machine N°2, la moyenne des marches des balanciers est établie par un différentiel.
 
Sous un dôme en saphir bombé, le cadran de la Legacy Machine N°2, dont la base est en réalité la platine supérieure délicatement décorée du mouvement, est une illustration parfaite de la symétrie. De haut en bas : l’équilibre entre le petit cadran en laque tendue blanche rehaussé d’aiguilles en or bleui, à 12 heures, et le grand différentiel surélevé, à 6 heures. De gauche à droite : l’effet miroir des deux balanciers flottants et de leurs échappements qui se prolonge jusqu’à la position des porte-pitons des spiraux.
 
Bien que les deux roues de balancier qui oscillent en lévitation attirent et retiennent l’oeil du spectateur (difficile de s’en détacher), c’est le grand différentiel planétaire rehaussé sur le cadran qui est le véritable coeur de la Legacy Machine N°2. « Créer un mécanisme de haute précision aussi complexe relève de l’exploit » souligne la marque dans son communiqué. La rareté des montres à multiples régulateurs reliés par un seul différentiel en témoigne. Son rôle est triple : fournir l’énergie à chacun des régulateurs, enregistrer les cadences de chaque balancier et transmettre la moyenne des marches de ceux-ci au rouage pour, finalement, intervenir dans l’affichage de l’heure.

MB&F Legacy Machine 2 or gris
Tout comme celui de la LM1, le mouvement de la Legacy Machine N°2 a été développé, sous la directive de MB&F, par l’horloger Jean-Francois Mojon (Meilleur Horloger au Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2010) et son équipe de Chronode. L’esthétique a été placée sous la responsabilité de l’horloger indépendant renommé Kari Voutilainen. Il a défini les finitions main en s’assurant de leur conformité avec les mouvements des montres d’exception du XIXe siècle. Les finitions raffinées sont sans égal : côtes de Genève impeccables, chatons en or, biseaux polis miroir et angles délibérément rentrants, impossibles à terminer à la machine. Esprit de transparence de MB&F oblige, les noms des deux hommes responsables du mouvement sont gravés à la main au verso.
 
Même aujourd’hui, malgré les logiciels de dessin assisté par ordinateur (CAD) et les machines CNC de très haute précision, il faut de l’expertise pour assembler et régler des mouvements mécaniques complexes en assurant une chronométrie performante dans différentes positions. Que la montre soit à plat ou à la verticale – tournée vers le haut, le bas, la gauche ou la droite - les composants du mouvement, en particulier le balancier, sont légèrement affectés. Tour à tour, ils interfèrent sur la précision de l’heure.
 
Au XVIIIe siècle, alors que les techniques de production impliquaient plus de tolérance et que les huiles étaient de basse qualité, il était quasiment impossible de régler un mouvement avec la haute précision que nous pouvons attendre aujourd’hui. Il n’est donc pas étonnant que les plus grands horlogers de l’époque aient testé une grande variété de mécanismes pour améliorer la chronométrie.
 
Pendant que Ferdinand Berthoud (1727-1807) couplait ses deux régulateurs de manière mécanique, Abraham-Louis Breguet (1747-1823) et Antide Janvier (1751-1835) créaient des montres à double régulateur en utilisant la résonance pour faire la moyenne des marches des deux balanciers. Signalons que la plupart des montres du genre, en particulier celles qui utilisaient la résonance, n’avaient pas seulement deux régulateurs mais aussi deux mouvements complets.
 
Ces génies horlogers ne réalisèrent qu’un nombre limité de pendules et montres à double régulateur (quelques-unes chacun), ce qui indique qu’ils doutaient que le résultat soit à la hauteur de l’effort. Près de cent ans plus tard dans les années 1930, quelques étudiants, parmi les meilleurs de l’Ecole d’horlogerie de la Vallée de Joux, réalisèrent des montres de poche à double régulateur avec un différentiel planétaire pour faire la moyenne des marches des balanciers. Ils produisirent généralement deux exemplaires –un pour eux, un pour l’école. On estime qu’il en existe dix dans le monde.
 
Après avoir vu une de ces montres de poche, Philippe Dufour, horloger indépendant dans la Vallée de Joux, s’en inspira pour créer sa Duality. Lancée en 1996, c’est la première montre bracelet munie de deux balanciers reliés par un différentiel que l’on connaisse. Par la suite, il y a eu très peu d’exemples. « L’avantage d’un différentiel planétaire » rappelle la marque, « est que les deux balanciers battent à leur rythme naturel, le différentiel faisant la moyenne de deux fréquences complètement indépendantes. Dans les autres modes de couplage, le premier balancier produit un ralentissement ou une accélération de l’autre, ce qui induit de légères pressions dans le système ».
 
Si la Legacy Machine N°2 peut apparaître comme une montre ronde traditionnelle, son architecture tridimensionnelle ravit l’oeil à plusieurs points de vue. Ce qui apparaît au premier regard comme le cadran principal est en réalité la platine supérieure du mouvement. Elle a été finement décorée et plaquée (ou bleuie pour le modèle en platine). L’appellation Legacy Machine est gravée à la main au-dessous du différentiel. Le cadran des heures et minutes est légèrement surélevé par rapport à la base. Son fin contour en or souligne la pureté de la surface en laque blanche tendue que l’on obtient en appliquant de multiples couches, successivement chauffées pour qu’elles se répandent parfaitement. Le blanc contraste avec le bleu lumineux des aiguilles en or, légèrement incurvées pour épouser la forme convexe du cadran. Pour exalter la pureté esthétique de ce cadran ponctué de chiffres romains traditionnels, une fixation placée en-dessous remplace des vis qui nuiraient à l’esthétique.

MB&F Legacy Machine 2
Le différentiel planétaire se dégage fièrement de la surface, soutenu par un pont poli miroir à deux bras courbés, serti de trois grands rubis. Ce mécanisme complexe est l’élément clé du système à double régulateur. On l’apprécie d’autant mieux qu’il est placé juste au-dessus du mouvement. Les roues oscillantes des balanciers créés sur mesure sont suspendues en hauteur par rapport au cadran et au différentiel. Les deux régulateurs, munis de spiraux Breguet et de quatre vis de réglage, sont des reflets l’un de l’autre et ils réagissent inversement aux différentes forces. La distance entre les roues a été soigneusement calculée pour éviter le phénomène de résonance qui interférerait négativement sur la régulation.
 
Les bras aux courbes majestueuses qui portent les balanciers flottants sont en eux-mêmes des oeuvres d’art. Leurs flancs dessinés en triangles allongés ne peuvent pas être créés par la technique d’électroérosion usuelle. Ils nécessitent la création d’une électrode spécifique, précisément adaptée à la découpe.
 
Côté cadran, un fin soleillage sur la platine du mouvement attire l’oeil sur certains éclairages sans que l’on perde de vue le cadran d’un blanc pur, les balanciers flottants et le différentiel surélevé. Mais c’est dans le style et les finitions des ponts et platines visibles à travers le fond que Voutilainen a excellé. Le respect de l’histoire s’exprime dans les courbes élégantes des ponts comme dans leurs espacements traditionnellement larges, entre eux et par rapport au bord de la boîte. Au verso du mouvement, des rubis surdimensionnés logés dans des chatons en or polis à l’extrême forment des contrepoints saisissants aux côtes de Genève qui traversent les ponts aux courbes sensuelles. S’ils créent un lien avec les pierres rencontrées dans les beaux mouvements de montres de poche anciennes, ces coussinets jouent aussi un rôle fonctionnel dans la réduction de l’usure ; ils reçoivent des pignons de grand diamètre et contiennent plus d’huile.
 
Maximilian Büsser a de profondes affinités avec les montres de poche des XVIIIe et XIXe siècles. Presque toutes les complications d’aujourd’hui ont été imaginées durant cette période et ce, avec seulement un crayon et une feuille de papier, sans l’aide de logiciels sophistiqués. Les composants d’une remarquable précision étaient fabriqués sur des machines archaïques, sans électricité, avant d’être finement décorés, assemblés et réglés avec une qualité que nous aurions du mal à égaler aujourd’hui. Les dimensions des montres de poche, plus généreuses que celles des montres bracelets modernes, autorisaient des mouvements à l’architecture épurée, avec des ponts et des platines magnifiquement dessinés.
 
Avec cette collection, Maximilian Büsser souhaitait rendre un hommage particulier au passé en imaginant le type de montres qu’il aurait créées s’il était né cent ans plus tôt, en 1867 plutôt qu’en 1967... Pari réussi.

Spécificités techniques de la MB&F Legacy Machine 2

MB&F Legacy Machine 2 version platine
Mouvement tridimensionnel développé en exclusivité pour MB&F par Jean-François Mojon de Chronode et par Kari Voutilainen
Remontage manuel, barillet unique
45 heures de réserve de marche
Différentiel planétaire comprenant 3 roues et 5 pignons
Deux roues de balanciers, réalisées sur mesure, flottant au-dessus du mouvement et du cadran, 11 mm de diamètre, 4 vis de réglage traditionnelles
Spiraux Breguet à courbe terminale, porte-pitons
Fréquence de 18’800 A/h (2.5 Hz)
241 composants
44 rubis
Chatons en or avec creusures polies
Finitions main réalisées de toutes parts dans le style du XIXe siècle, angles polis dont des angles rentrants qui valorisent le fait main, côtes de Genève, gravures main
 
Fonctions : heures et minutes
Différentiel planétaire transmettant la moyenne des marches des balanciers à un seul rouage
 
Boite
Version or rose 18 carats, version or gris 18 carats et version platine 950 limitée à 18 exemplaires
44 mm de diamètre x 20 mm d’épaisseur
45 composants
Verres saphir
Dôme au recto et verre saphir plat au verso, traitement antireflet sur les deux faces
 
Bracelet alligator cousu main noir ou brun, boucle ardillon en or assortie à la boîte 

MB&F Legacy Machine 2

Montres-de-luxe.com | Publié le 5 Septembre 2013 | Lu 1619 fois



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