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Panerai : Latifa bat Eilean à l’Ile d’Elbe


Eilean, le voilier d'Officine Panerai daté de 1936, et Latifa, construit la même année par le même architecte naval William Fife III, s'étaient donné rendez-vous le samedi 4 octobre dernier. Ces deux princesses des mers se sont retrouvées dans les eaux jouxtant les îles d'Elbe et de Capraia pour se livrer un duel épique, dont Latifa est finalement ressortie vainqueur.



Panerai : Latifa bat Eilean à l’Ile d’Elbe
Le yawl bermudien, dirigé par Mario Pirri, avait lancé un défi au directeur général de Panerai Angelo Bonati il y a quelques mois pendant le Panerai Classic Yachts Challenge, qui s'est conclu récemment à l'occasion des Régates Royales de Cannes.

Les règles étaient simples : en partant de la Marciana Marina sur l'île d'Elbe, les deux rivaux devaient rallier l'île de Capraia puis revenir au point de départ, couvrant ainsi une distance de 36 milles.

Le vainqueur serait simplement le bateau qui franchirait en premier la ligne d'arrivée, sans tenir compte des handicaps liés aux certifications qui sont normalement appliqués lors des régates classiques. Les deux embarcations devaient également comporter le même nombre d'équipiers et être skippées par leur propriétaire.
 
Les duellistes se sont retrouvés sur la jetée du Cercle de voile de la Marciana Marina. Les skippers ont ensuite joué à pile ou face pour savoir qui aurait le privilège de naviguer au près. C'est Eilean qui a remporté le tirage au sort. Après une franche poignée de mains entre les deux skippers, les deux voiliers sont partis sous une météo radieuse, avec une température de plus de 20 degrés, une visibilité excellente, aucune perturbation en vue et juste une légère brise de nord-est.
 
Une fois quitté le port et hissé la grand-voile, Latifa et Eilean ont entamé le ballet des virements et des empannages caractéristiques des manœuvres d'approche précédant le signal de départ. À 10h25, sous un vent d'environ 8 nœuds, les deux voiliers se sont positionnés côte à côte et ont proclamé le départ de la course. Eilean et Latifa comptaient chacune en leur rang des navigateurs venus d'Italie et de l'étranger, des courtiers maritimes, des propriétaires de voiliers classiques et des spécialistes de l'équipement naval. Les manœuvres d'Eilean étaient coordonnées par le capitaine Andrew Cully et par Mauro Patruno, maître d'équipage de la Marine Italienne doté d'une riche expérience en régates classiques et auteur d'un tour du monde à bord du voilier Orsa Maggiore, consacré à la formation des élèves officiers de la Marine Italienne.
 
Dès le départ de la course, l'équipage d'Eilean mettait tout en œuvre pour accélérer, hissant le foc d'artimon et le gennaker pour atteindre 6 nœuds, reléguant Latifa dans son sillage. Mais entre la fin de matinée et le début d'après-midi, Latifa avait comblé en bonne partie cet écart, sa position désormais sous le vent par rapport à Eilean, tout en restant plus près des côtes de Capraia. Vers 14h, Latifa profitait d'une brise de mer pour atteindre la marque, un point GPS situé à proximité de la Puntadel Ferraione, devant Eilean, amorçant ainsi son retour vers la Marciana Marina. Eilean, qui n'avait pas empanné à la même marque, a mis alors une demi-heure à retrouver le sillage de Latifa.
 
Le voilier Panerai a grignoté son retard petit à petit jusqu'à se rapprocher tout près de la poupe rivale. Mais après cinq heures de course, Latifa trouvait l'allure idéale pour creuser à nouveau son avance. Sous la brise légère, le déplacement plus léger de Latifa (40 tonnes contre 50 pour Eilean), son rouf plus petit et plus aérodynamique ainsi que sa coque mieux entretenue (Eilean avait déjà parcouru 2 500 milles au cours de la saison) ont fait la différence. À 15h50, alors qu'il restait 16,5 milles pour rallier la Marciana Marina, Eilean réalisait qu'il serait impossible de continuer sous voile vu la quasi absence de vent. Le propriétaire a alors informé officiellement Latifa qu'Eilean abandonnait la course et reconnaissait sa défaite.
 
« Je ne navigue pas pour la compétition. J'aime la voile uniquement pour le plaisir de naviguer au grand large. J'étais un peu inquiet en abordant la course et j'avoue avoir étudié Eilean en détail, à commencer par son plan de voilure. Nous avons eu la chance de profiter d'une brise de mer à Capraia et c'est ce qui nous a permis de battre notre adversaire. Je ne suis pas contre une revanche mais je pense qu'on pourrait peut-être introduire quelques mesures correctives pour rééquilibrer la compétition entre les deux bateaux qui sont chacun considérés comme des œuvres d'art uniques en leur genre. Félicitations à Officine Panerai pour organiser ce circuit de voile classique qui cultive et met en valeur depuis dix ans la culture de la voile historique » a déclaré M. Pirri à l’issue de cette course.
 
 

Montres-de-luxe.com | Publié le 9 Octobre 2014 | Lu 385 fois


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