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Bovet Ottantasei : en toute transparence


Le prestigieux horloger suisse Bovet poursuit son partenariat initié en 2010 avec le bureau de design italien Pininfarina. Résultat, un quatrième tourbillon (44 mm) proposé en trois versions (or rouge, titane ou titane DLC noir) qui laisse la part belle à la transparence. Entre tradition horlogère et design contemporain.



Ce qui caractérise cette montre, au-delà de son calibre d’exception, est sa transparence. Pour un maximum de lumière, les glaces de dessus et de dessous ont des formes spécifiques et complexes. Deux longues glaces latérales referment le boitier en épousant le profil de sa carrure. A noter également, la gravure laser Pininfarina et édition limité sur les surfaces concaves intérieures de ces parois de saphirs. On retrouve bien sur la visserie spécifique dessinée par Pininfarina et qui équipe tous les garde-temps de la collection. Quant à la couronne, sa surface d’armage est identique aux tourbillons de la collection mais son sommet est serti d’une glace saphir sur laquelle est gravé au laser l’emblématique logo Pininfarina.
 
Le boitier présente de plus un ingénieux système d’emboitage par le fond qui a permis de gagner d’avantage de transparence et de légèreté. Les poids nets de métal pour un boitier sont de 51.66 gr pour l’or et de 15.54 gr pour le titane ! Avec ses 44mm de diamètre et une épaisseur de 12mm, ce nouveau tourbillon s’adapte à la plupart des poignets.
 
Trois cercles distincts définissent les organes et les fonctions essentiels du mouvement. Dans l’ordre de lecture apparaissent ainsi l’unique barillet et l’indicateur de réserve de marche concentrique à 10h. Même dimensionnement pour l’affichage des heures et des minutes disposé à 2H et enfin pour le tourbillon volant dans l’espace aérien libéré à 6h.
 
Côté mécanique, les dix jours d’autonomie imposeraient en principe, un nombre de tours de couronne deux fois supérieur à celui par obtenu par l’utilisation du différentiel sphérique développé et breveté par les horlogers de Dimier 1738. L’extrême miniaturisation de ce mécanisme les a d’ailleurs conduits à déposer un second brevet pour la denture tridimensionnelle qui en réduit drastiquement l’encombrement tout en optimisant son fonctionnement. C’est donc deux fois plus rapidement que l’on remontera son garde-temps pour lui transmettre l’énergie nécessaire à ses dix jours d’autonomie.
 
La platine qui soutient l’ensemble du mouvement met en exergue la synergie entre légèreté et transparence d’une part, et une rigidité structurelle accrue d’autre part. Une demi-journée est nécessaire à la fabrication d’une seule platine. Les artisans auront besoin ensuite d’une journée entière pour atteindre un niveau de finitions inégalable. Microbillage, étirage, perlage, côtes de Genève, anglage main autant d’opérations artisanales qui se succèdent et que le moindre incident menace perpétuellement d’anéantir irrémédiablement.

Pour atteindre les dix jours de réserve de marche, les techniciens et les horlogers ont fait le choix d’un barillet unique aux caractéristiques hors normes. En tout 1.04m de longueur pour une force développée de 1kg qui lui permettent de dispenser 240 heures d’énergie avec une constance optimale. Pour respecter l’esprit du garde-temps le barillet est squeletté d’un thème en roue à cinq bras omniprésent dans le design de ce calibre. On le retrouve ainsi en divers endroits de la platine, sur le pont de barillet, le rochet ou le pont de tourbillon. Chaque mobile que compte le rouage de finissage est soigneusement anglé et mouluré à la main alors que les pivots de leurs axes sont roulés selon des méthodes ancestrales.
 
La cage du tourbillon est constitué de104 composants. Parmi ses nombreuses innovations celui-ci est tenu par un pont unique au centre de son axe. En plus de l’équilibrage des masses et la réduction des effets de levier ainsi obtenus, la cage du tourbillon semble, plus que jamais, évoluer librement dans son espace. Cette construction se justifie par le brevet du tourbillon double face qui consiste à disposer l’échappement et le balancier-spiral de part et d’autre du point de fixation central. Une innovation qui permet elle aussi d’accroitre simultanément les performances chronométriques et l’esthétique dévoilant distinctement l’échappement et le balancier-spiral sur les deux faces du calibre.
 
Les 18’000A/h du balancier sont entretenues par un spiral manufacturé traditionnellement dans les ateliers de Dimier 1738. Un art que moins de dix maisons maitrisent à l’échelle mondiale. La serge du balancier reproduit à l’identique celle du tourbillon Ottanta. Traitée de la couleur bleu de l’emblème institutionnel de Pininfarina elle dessine la forme d’un huit entourée du zéro qui définit les différentes éditions des tourbillons de la collection.
 
Comme à l’accoutumée, les deux cadrans de ce garde-temps ont été intégralement manufacturés dans les ateliers de Bovet 1822. S’agissant de fines bagues et non de disques pleins, les différentes opérations d’usinage, de décoration, de laquage et de tampographie nécessitent une parfaite maitrise ! Trois différentes options de boitiers sont proposées : or rouge, titane ou titane DLC noir ; 86 exemplaires de chaque. Une plaquette portant le numéro individuel de chaque mouvement sera méticuleusement visée à l’arrière du boitier qui lui sera attribué. A noter que le traditionnel bracelet en caoutchouc noir de la collection bénéficie d’un design affiné et d’une doublure en alcantara bleu. 


Montres-de-luxe.com | Publié le 1 Mars 2016 | Lu 1085 fois



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