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Meister Terrassenbau : deux éditions "hommage" au fameux bâtiment Junghans en Forêt Noire


La marque horlogère allemande Junghans, installée depuis plus d’un siècle à Schramberg en Forêt Noire, rend un bel hommage au fameux bâtiment en terrasses devenu le symbole de la manufacture horlogère avec deux éditions limitées de montres de ville qui seront produites chacune à 1500 exemplaires.




Au début du 20ème siècle, Junghans se revendique comme « le plus grand horloger au monde » (il produisait plus que Rolex) et la demande pour les montres fabriquées dans la Forêt-Noire n'avait de cesse d'augmenter…
 
Comme à l’époque, la vallée dans laquelle se trouvaient les locaux de l'entreprise comptait déjà de nombreuses constructions, Arthur Junghans et l'architecte de Stuttgart Philipp Jakob Manz choisirent une pente escarpée et couverte de sapins pour construire une nouvelle manufacture de neuf niveaux.
 
Au cours des décennies suivantes, le bâtiment en terrasses devint le cœur des opérations d'assemblage des montres et des calibres (son architecture même permettait aux horlogers de bénéficier de la lumière naturelle du jour).

Une époque qui vit également naître les modèles Meister. C'est ainsi que les premières montres
mécaniques de la collection furent dans les années 1930, et qu'elles ont ensuite connu leur apogée dans les années 1950 et 1960.
 
Avec sa position à flanc de colline, ce bâtiment en terrasses reste aujourd’hui l'un des bâtiments industriels les plus spectaculaires d’Allemagne. De plus, il est le témoin d'une époque importante dans l'histoire de la fabrique horlogère Junghans.
 
Régulièrement, Junghans rend hommage à ce bâtiment par le biais d’éditions limitées… Cette année, il s’agit de deux montres de la gamme Meister Terrassenbau. Deux montres de ville produites à 1500 exemplaires chacune.

Les Meister Classic Terrassenbau (date) et la Meister Handaufzug Terrassenbau (petite seconde) sont dotées de boitiers en acier de, respectivement, 38,4 et 37,7 mm. Elles sont étanches à 50 mètres et offrent un cadran bombé argenté mat avec index en relief. La première affiche la date à 3h et la seconde une petite seconde à 6h -une nette préférence pour cette dernière référence.  
 
A noter le motif de « méandres », élément de décor caractéristique du bâtiment en terrasses qui se retrouve au niveau de la minuterie qui, avec sa légère teinte grise, se détache de l'argent du cadran. Enfin, un « anneau blanc » enserre le réhaut faisant ainsi ressortir l'esthétique du cadran finement ouvragé. Pour renforcer l’esprit « fifties » de ces modèles, Junghans a équipé ces montres d’aiguilles de type Dauphine luminescentes, toujours chics et élégantes.
 
Le fond du boîtier dévoile quant à lui une représentation du bâtiment. Les « fenêtres » miniatures du motif laissent entrevoir l'intérieur de la montre… La « date » est dotée d’un calibre automatique (42h de réserve de marche) tandis que la « petite seconde » se voit équipée d’un remontage manuel.
 
Enfin, la couleur du bracelet en alligator n’a pas été choisie au hasard. En effet, elle rappelle le vert foncé de la faïence murale des escaliers du monument architectural. Après d'importants travaux de rénovation, ce fameux bâtiment en terrasses, aujourd’hui classé monument historique, abrite désormais un musée sur l'histoire de l'horlogerie en Forêt-Noire...



Montres-de-luxe.com | Publié le 9 Juillet 2020 | Lu 2294 fois


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